Alzheimer : faire des mots-croisés ne l’empêcherait pas

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Les mots-croisés et la stimulation mentale de manière générale ne protégeraient qu’une sous-catégorie de personnes susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer, vient de révéler une étude américaine. 

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© FotoliaContrairement a ce qui a été suggérée par la recherche ces dernières années, la stimulation mentale régulière ne protégerait pas la plupart des gens contre la maladie d’Alzheimer, a révélé une étude de la Mayo Clinic (Etats-Unis). En revanche les plus à risque bénéficieraient de cette stimulation si elle est pratiquée tout au long de leur vie.

Les porteurs du gène ApoE4 ont deux fois plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer. Dans leur cas, maintenir l’activité cérébrale dès le plus jeune âge réduirait la propagation de la maladie en empêchant l’accumulation de plaques amyloïdes collantes qui conduisent à cette maladie, ont conclu les chercheurs. Seulement, ces efforts n’auraient pas d’impact sur le reste de la population.

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Des effets uniquement sur les porteurs du gène ApoE4

Les chercheurs américains ont examiné 393 personnes sans Alzheimer ainsi que 70 personnes touchées par cette démence. Celles-ci étaient divisées en plusieurs groupes selon leur histoire, la manière dont elles avaient stimulé leur cerveau pendant leur vie et si elles étaient porteuses du gène ApoE4.

Résultat : dans l’ensemble, la stimulation cérébrale et physique ne semblait pas avoir eu d’effet sur le développement des plaques d'amyloïdes excepté pour les porteuses du gène ApoE4.

"Lorsque nous avons examiné les différents niveaux d’apprentissage, nous avons constaté que les porteurs du gène ApoE4 ayant bénéficié d’une bonne éducation et continué à apprendre jusqu’à l'âge mûr avaient moins de dépôt d’amyloïde que ceux qui n’avaient pas continué à apprendre", a déclaré le Dr Prashanthi Vemuri, de la Mayo Clinic, cité par The Telegraph.
Seulement, cela a eu "un impact vers Alzheimer pour un sous-ensemble de personnes ayant un gène de risque" a tempéré le Dr Simon Ridley, directeur de la science à la Charity Research UK d'Alzheimer.
"La maladie d'Alzheimer est causée par un mélange complexe entre la génétique et le mode de vie : en changeant leur style de vie, certaines personnes seulement peuvent réduire leur risque", a conclu le Dr Doug Brown de l’Alzheimer's Society

Vidéo. La maladie d'Alzheimer expliquée en images

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