Le domaine de la santé se prête particulièrement bien aux dérives de l’information. En effet, la moitié des fake news le concernent. Le président de la Mission interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives sectaires (MIVILUDES), rappelait d’ailleurs récemment que le domaine de la santé représente 46 % des signalements de dérive sectaire. Un chiffre en croissance constante depuis 2010... Il devient donc indispensable d’accroître notre niveau de vigilance.

Désinformation, fake news, infox...

Le secteur de la santé est donc particulièrement menacé par des contrevérités pourtant dénoncées par les milieux scientifiques.
Enseignants, chercheurs, praticiens, patients et citoyens sont à la fois victimes et acteurs de ces phénomènes.

Comment recréer du contenu media à valeur ajoutée, digne de fiabilité ?

Comment dans ce contexte de doute et d'information dévoyées prévenir aujourd’hui la montée croissante de l’infox santé ?

Un travail de transparence éditoriale

Toujours plus exigeant et la mise en place de process de fact checking dédiés, non plus seulement à la politique, mais désormais à l’univers santé.

Des techniques journalistiques

Elles associent dorénavant à la fois médecins, patients, professionnels du secteur, experts et acteurs du marché, les problématiques de vérification étant devenues l’un des enjeux, sinon l’enjeu crucial, déterminant, de la communication médicale et scientifique d’aujourd’hui.

L’estampille « Contenu éditorial certifié par nos Experts médicaux Medisite » garantit aux lecteurs de Medisite que le contenu éditorial rédigé par nos journalistes santé, a été intégralement revu et validé par un expert médical ou professionnel de santé.

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Fiabilité

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Expertise

Des dossiers complets sur les grandes thématiques Santé.

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Vidéos santé en 3D, 5 Dictionnaires, plus de 800 recettes santé, une centaine, de nombreux outils, des applis.

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A noter

Pourquoi la santé cristallise-t-elle la désinformation ?

Sans doute d’abord parce qu’elle est le talon d’ Achille de chacun d’entre nous, elle relève de notre intimité, de notre vulnérabilité,dela mort. Elle a donc un puissant impact sur les esprits.

Ensuite, parce que la santé touche aussi toutes les populations, à tous les âges.

Enfin, parce que des « scandales sanitaires », font désormais régulièrement les unes des journaux et alimentent probablement un sentiment diffus et grandissant de méfiance.

Deux exemples inquiétants de dérives de l’information santé :

Bien sûr, de fausses informations circulent sur toutes les maladies, principalement sur Internet.

Ces fake news sont d’ailleurs véhiculées par les moteurs de recherche eux-mêmes, expliquait Laurent Chambaud, directeur de l’École des hautes études en santé publique à nos confrères de The Conversation, le 19 juin dernier. Un exemple ? Les cinq premières réponses à la requête Google « guérir le cancer par » sont… le jeûne, les plantes, l’alimentation, la pensée positive, et l’hyperthermie !

Le sujet de la vaccination est sans doute l’exemple d’infox complexe, le plus symptomatique et le plus inquiétant.
Alors que l’extension de l’obligation vaccinale est entrée en vigueur le 1er janvier 2018, 55 % des Français adhèrent à l'idée que « le ministère de la Santé est de mèche avec l'industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins », selon une étude Ifop* pour la Fondation Jean Jaurès et l'Observatoire Conspiracy Watch. A l’origine de cette dérive informative ? « L’affaire Wakefield ». Du nom de cet ex-chirurgien qui a publié en 1998 dans The Lancet un article faisant le lien entre le vaccin ROR et l’autisme. Sa publication a été très largement diffusée et a semé le doute sur les vaccins en général… avant que soit démontré que ses données avaient été… falsifiées. Andrew Wakefield entretenait en effet des liens étroits avec les lobbies anti-vaccins. Sa publication a d’ailleurs été retirée du Lancet en 2010 après des années d’enquête. Wakefield quant à lui a été radié par le Conseil de l’ordre des médecins britannique…

Autre théorie du complot non moins fascinante dans le domaine de la santé, l’idée cette fois, selon laquelle : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ». Cette assertion est tout de même validée par 32 % des Français. Et près de la moitié des sondés en ont déjà entendu parler…