Levothyrox : l’ancienne formule sera distribuée en France jusqu’en 2025 Adobe Stock
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Les troubles de la thyroïde concernent 15 % de la population française. Ces pathologies regroupent :

  • L’hyperthyroïdie : elle se caractérise par l’augmentation anormale de la production d’hormones thyroïdiennes.
  • L’hypothyroïdie : contrairement à l'hyperthyroïdie, il s’agit de la baisse de la sécrétion des hormones thyroïdiennes, ces dernières ne sont donc plus produites en quantité suffisantes.
  • Le nodule de la thyroïde : cette pathologie est fréquente et la plupart du temps bénigne, mais elle peut, dans de rares cas, aboutir à un cancer.
  • Le goitre de la thyroïde : c’est l’augmentation diffuse de volume de la glande thyroïde qui peut présenter une protubérance disgracieuse à la base du cou.

Parmi ces pathologies, l'hypothyroïdie est la plus fréquente. Elle touche d’ailleurs 1 à 2 % de la population française. Il n’est pas possible de guérir de cette maladie. Ainsi, il convient de prendre un traitement à vie : le Levothyrox. Ce dernier a beaucoup fait débat dernièrement à cause d’une modification de la formule. Suite à de nombreux débats et plaintes, le laboratoire Merck a annoncé ce mardi 5 septembre auprès de l’AFP (Agence france presse) la prolongation de l’ancienne formule jusqu’en 2025 en France.

Qu’est-ce que le Levothyrox ?

Le Levothyrox est un traitement qui contient une hormone appartenant à la famille des hormones thyroïdiennes. "Il est principalement utilisé comme traitement substitutif pour remplacer la thyroxine naturelle lorsque celle-ci n'est plus sécrétée en quantité suffisante par la thyroïde. Cette insuffisance de sécrétion, ou hypothyroïdie, peut être due à la thyroïde elle-même ou à l'insuffisance d'une autre glande qui commande la sécrétion thyroïdienne (maladie ou ablation de l'hypophyse)", détaille Vidal, le site de référence des produits de santé.

L’organisme ajoute : "Il est également utilisé lorsque l'on veut freiner l'action excitatrice de l'hypophyse sur la thyroïde, notamment dans certains goitres". Dans le cadre de l'hypothyroïdie, le traitement est pris par voie orale, une fois par jour, le matin à jeûn.

Levothyrox : pourquoi la nouvelle formule fait autant débat ?

Le Levothyrox est un médicament mis au point par le laboratoire allemand Merck. L’entreprise a décidé de changer sa formule en 2017, en utilisant le même actif, la Levothyroxine, mais avec de nouveaux excipients. Ainsi, l’ancienne formule, connue sous le nom d'Euthyrox, devait arrêter d’être distribuée en 2020. Problème, de nombreux patients ont mal réagi à ce nouveau traitement. Entre mars 2017 et avril 2018, près de 31 000 patients ont déclaré des maux de tête, des vertiges ou autres effets secondaires, suite à la prise du nouveau traitement.

De nombreuses poursuites judiciaires ont donc été lancées contre le laboratoire, demandant le retour de l’ancienne formule. Suite à ces procédures judiciaires, la distribution du traitement a été prolongée jusqu'à aujourd'hui. L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s’est également impliquée dans l’affaire, appuyant cette prolongation de la distribution du produit. Dans un communiqué partagé le mardi 5 septembre, Merck a officiellement annoncé la distribution de l'ancienne formule jusqu’en 2025 dans l’Hexagone.

Levothyrox : préparer les patients pour la nouvelle formule en 2025

Si le laboratoire allemand donne un sursis à l’ancienne formule du Levothyrox, il précise : "Ces importations transitoires sont effectuées à partir de lots destinés aux derniers pays n’étant pas encore passés à la nouvelle formule du médicament et fabriqués de façon strictement identique à l’ancienne formule de Lévothyrox, c’est-à-dire l’Allemagne puis la Russie jusqu’en 2023 puis l’Argentine à partir de la fin de cette année". Ainsi, l’ancienne formule ne sera bientôt plus fabriquée et ne sera plus disponible du tout après 2025.

Ce délais supplémentaire doit donc laisser le temps aux patients et à leurs médecins de trouver le traitement qui leur correspond. Merck insiste sur la : "nécessité pour les professionnels de santé d’accompagner les patients à trouver le traitement pérenne qui leur convient le mieux, afin d’anticiper le jour où cette ancienne formule ne sera plus du tout disponible". Pour l’heure, les personnes concernées se félicitent de ce temps gagné. "Rappelons qu’aujourd’hui encore il y a environ 100 000 patients qui trouvent que cette formulation est celle qui leur convient le mieux et qui craignaient qu’elle disparaisse", conclut l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) dans son communiqué.

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