Endométriose

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A l’origine de stérilités et de douleurs du bas-ventre, l’endométriose est une maladie de la muqueuse utérine relativement fréquente. Des traitements existent mais ils nécessitent au préalable d’avoir fait le point sur l’étendu et la forme de l’endométriose. Explications du Dr Philippe Landowski.

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Question : Qu’est ce que l’endométriose ?

Réponse :

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L’endométriose est une maladie qui n’est pas héréditaire ; en revanche elle est fréquente. Il s’agit de la présence de muqueuse normale de l’utérus située anormalement en dehors de l’utérus : sur le péritoine et sur les ovaires le plus souvent.

Les deux problèmes majeurs provoqués par l’endométriose sont les troubles du cycles d’une part et les problèmes d’infertilité d’autre part. Les chances de succès d’une grossesse lorsqu’il existe de l’endométriose sont liées au stade (c’est-à-dire à l’intensité de l’endométriose), à l’âge de la patiente et à des pathologies associées.

De nombreux traitements existent et permettent parfois rapidement, parfois difficilement et lentement le développement d’une grossesse. La prise en charge au sein d’une équipe spécialisée en stérilité est nécessaire afin de ne pas perdre un temps précieux. Il est difficile de parler de guérison complète de l’endométriose mais plutôt après traitement d’absence de conséquences de celle-ci tant sur la douleur que sur la fertilité.

Question : Je souhaiterais savoir ce qu’est une endométriose et s’il y a des risques de stérilité.

Réponse :

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L’endométriose est une maladie qui n’est pas héréditaire ; en revanche elle est fréquente. Il s’agit de la présence de muqueuse normale de l’utérus située anormalement en dehors de l’utérus : sur le péritoine et sur les ovaires le plus souvent. Les deux problèmes majeurs provoqués par l’endométriose sont : Les troubles du cycle menstruel : l’existence de règles douloureuses, de douleurs fréquentes dans le ventre, de douleurs pendant les rapports sexuels. Les problèmes d’infertilité : les chances de succès d’une grossesse lorsqu’il existe de l’endométriose sont liées au stade (c’est-à-dire à l’intensité de l’endométriose), à l’âge de la patiente et à l’existence de pathologies associées. De nombreux traitements existent et permettent parfois rapidement, parfois difficilement et lentement le développement d’une grossesse. La prise en charge au sein d’une équipe spécialisée en stérilité est nécessaire afin de ne pas perdre un temps précieux. Il est difficile de parler de guérison complète de l’endométriose mais plutôt après traitement d’absence de conséquences de celle-ci tant sur la douleur que sur la fertilité.

Question : J’ai 39 et mon mari 40 ans, nous essayons depuis 1987 d’avoir en enfant, en vain. J’ai fait une FIV, avec 4 ponctions, réimplantation, ICSI.... J’ai décidé de changer de médecin simplement pour avoir un autre avis, et car j’avais très mal au ventre, des règles très abondantes, douloureuses, des rapports sexuels très douloureux et là on m’a trouvé une endométriose de type IV. Il n’existe plus de traitements simples pour moi, j’aurais dû faire le parcours inverse ; mais enfin après 6 mois d’Enantone que dois-je faire, puis-je recommencer une FIV ? Il me reste un embryon congelé, dois-je faire d’autres cœlioscopie et hystéroscopie pour vérifier l’évolution de l’endométriose ? Je ne voudrais pas recommencer sans savoir où j’en suis au point de vue endométriose, j’ai assez perdu de temps. J’ai encore une petite chance ou dois-je tout arrêter vu notre âge ? J’ai peur de l’arrêt complet de tout ça, et donc de l’arrêt de tout espoir.

Réponse :

La réponse à votre question est très complexe. En effet vous avez déjà fait plusieurs tentatives de FIV et de transferts ; celles-ci n’ont pas abouties. Vous changez de médecin et un autre diagnostic est porté. Il est impossible de vous donner des indications précises par mail. En effet, la lecture et l’interprétation de votre dossier médical complet est indispensable pour vous donner une réponse sérieuse et adaptée. Je peux simplement vous dire que les situations ou la médecine ne peut plus rendre aucun service sont rares, le plus souvent, elles sont liées à un âge déjà très avancé qui n’est pas encore le vôtre. Une solution pourrait être de rencontrer en contact avec une association de patientes, l’Association Pauline et Adrien qui regroupe des femmes qui ont des difficultés à obtenir une grossesse. Le réseau de cette association est excellent. Voici le lien de son site : http://www.paulineadrien.com

Question : Suite à une endométriose, opérée en juin, j’ai suivi un traitement par Décapeptyl. La 3e et dernière piqûre a été faite il y a un mois. Depuis, j’attends le retour des règles pour pouvoir commencer mon traitement par Gonal F. Au bout de combien de temps un retour des règles doit survenir ?

Réponse :

À la suite d’un traitement par Décapeptyl, les règles surviennent le plus souvent entre 6 à 8 semaines après la dernière injection. En l’absence de règles, il faut rechercher des pathologies dont la fréquence est fonction des antécédents de la patiente et bien entendu il ne faut pas oublier la survenue possible d’une grossesse spontanée.

Question : Pourriez-vous me dire si de nouvelles techniques de détection d’affection endométriosiques sont intervenues ? Connaissez-vous une association sérieuse regroupant des personnes atteintes de cette maladie gynécologique ?

Réponse :

Il n’y a pas d’autres techniques d’investigations reconnues en pratique de routine sur l’endométriose que la cœlioscopie. Il n’y a pas d’association sérieuse dans le domaine de l’endométriose ; en revanche si votre endométriose est liée à un problème d’infertilité, l’Association Pauline et Adrien est une association très sérieuse et très dynamique sur laquelle vous pouvez compter : http://www.paulineadrien.com/

Question : Atteinte d’une endométriose ovarienne découverte en 1996, après deux cœlioscopies, un traitement de 3 mois par Décapeptyl, puis un autre arrêté après première injection (tous les effets indésirables cumulés) puis pas de règles (dernières datant du 19/02/00), je ne suis pas enceinte. Que faire ?

Réponse :

Pour vous guider, il faut savoir si avant de prendre le Décapeptyl vous aviez des cycles réguliers ou pas. S’ils étaient irréguliers, ce retard peut ainsi s’expliquer simplement. D’autre part, il est possible que vous ayez un retard de règles simple à la suite de la dernière prise de Décapeptyl sans qu’il y ait lieu de s’inquiéter. Enfin, un examen gynécologique est nécessaire afin de s’assurer de l’absence d’anomalie. Une fois ceci réalisé, il est possible de vous proposer un test à la progestérone afin de mieux connaître la fonction de vos ovaires et d’apprécier l’obtention de règles à la suite de ce test. Et enfin, toujours après élimination d’une grossesse toujours possible, des dosages hormonaux pourront être réalisés : dosages des hormones ovariennes, thyroïdiennes et prolactine dans un premier temps.

Question : Je suis traitée par Enantone pour une endométriose. J’aimerais connaître les effets secondaires du médicament (des personnes disent qu’elles ont pris des kilos, d’autres perdent leurs cheveux...). J’aimerais aussi savoir quelle est la durée du traitement pour espérer une grossesse par la suite ?

Réponse :

L’Enantone est un médicament qui est de la famille des analogues de la LH-RH.

Les effets secondaires les plus fréquents sont : les bouffées de chaleur, les maux de tête, la sécheresse du vagin, la modification de la libido, les troubles émotifs, la fatigue, les douleurs musculaires, une diminution du volume ses seins, une ostéoporose, des hémorragies génitales, des sueurs froides, une hyper sudation.

La durée du traitement est variable en fonction des habitudes des équipes, du stade de l’endométriose, de l’âge de la patiente et du contexte médical de la patiente.

Question : Venant de subir une échographie, je voudrais savoir ce qu’est un kyste endométriosique.

Réponse :

L’échographie pelvienne permet un examen morphologique ovarien le plus souvent de grande qualité et fiabilité. Au sein des ovaires des kystes peuvent être retrouvés. Les kystes endométriosiques ont les caractères suivants : leur taille est variable de quelques millimètres à plusieurs centimètres, leur contenu est le plus souvent homogène épais le plus souvent avec un piqueté homogène, la paroi est souvent épaisse mais régulière et il n’y a le plus souvent pas de végétation dans le kyste.

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