Vidéo. Les effets du café sur votre cerveau

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Un chercheur américain a étudié l'effet de l'absence de caféine sur le réseau de connexions neuronales de son cerveau à travers des centaines d'IRM. 

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Pendant 18 mois, à travers des centaines d’IRM (effectués pendant 10 minutes, 2 fois par semaine) le Professeur Russel Poldrack, chercheur en psychologie à l’Université de Standford (Californie) a observé le comportement de son cerveau et remarqué notamment un fort impact lié à l’absence de caféine, selon Stanford News.

Grâce à cette analyse, le Pr. Poldrack a approfondi sa compréhension de la "connectome", le réseau de connexions neuronales qui fait communiquer les différentes parties du cerveau. Le connectome comprend par exemple le réseau de l'attention, celui du moteur sensoriel ainsi que la gestion des tâches.
"Les données devaient nous donner une idée des parties de mon cerveau qui communiquent entre elles et la manière dont elles sont corrélées dans le temps" a expliqué Poldrack.

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En parallèle, le chercheur a effectué des prises de sang chaque semaine pour étudier la relation entre le fonctionnement du cerveau et l’expression de gènes. Les résultats ont montré une forte corrélation entre les deux. Ils ont également révélé la stabilité générale des réseaux du cerveau de Poldrack, tout en notant des variations en cas d’absence de caféine pendant les jours de jeûne de Poldrack (une fois par semaine).

"C’est tout à fait inattendu; cela montre que la caféine change radicalement la connectivité du cerveau" a-t-il commenté, ajoutant : " Nous ne savons pas vraiment si c’est mieux ou moins bien, mais il est intéressant de noter que les effets sont situés dans des zones de bas niveau".

Dans le cas du chercheur, plus le niveau de caféine était bas, plus la connexion entre le moteur sensoriel et le réseau de l'attention se resserrait. "Cela pourrait être expliqué par ma plus grande fatigue pendant ces périodes, ce qui a conduit le cerveau à se concentrer sur l’intégration des processus de base", a expliqué le chercheur.

L’équipe du Pr. Poldrack procède aujourd’hui à l’analyse des données de masses collectées pendant ces 18 mois. Ils les ont rendues disponibles sur leur site internet.

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