Chercheur dans cet hôpital il empoisonne la bouilloire de ses collègues

Publié le 12 Décembre 2017 par
Un ancien stagiaire de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif dans le Val de Marne vient d'écoper, ce lundi 11 décembre 2017, d'une lourde peine. Il aurait empoisonné ses collègues de travail "par vengeance".
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© Adobe StockLa vengeance est un plat qui se mange froid. 9 mois après son stage à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif, un chercheur versaillais de 28 ans a empoisonné ses anciens collègues. La raison ? Il pensait à tort que ses collègues auraient exploité ses propres recherches pour écrire un article.

Une journée qui tourne au cauchemar

Le 31 mars 2014, dans ce centre de recherche médicale spécialisé dans la lutte contre le cancer, un drame s'est produit. A l'heure de la pause, les chercheurs se réunissent autour d'une tasse de thé et de café au sein de l'hôpital. Très vite, trois scientifiques ressentent de forts maux de tête, certains vont même jusqu'à vomir, l'un d'entre eux fait un malaise, selon Le Nouveau Détective. Une enquête est ouverte et des soupçons pèsent sur un ancien stagiaire. Le Versaillais âgé de 28 ans aurait versé un composant hautement chimique, de l'azoture de sodium, dans la bouilloire rapporte Le Parisien. L'acte aurait été commis par vengeance, persuadé que ses collègues avaient utilisé ses propres recherches pour rédiger un article, fait qui s'avérera faux à la fin de l'enquête.

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Il comparait pour violences volontaires

Lundi 11 décembre, dans la salle du tribunal correctionnel de Créteil, les victimes, remises de cet évènement, étaient présentes. A la barre, témoignait l'ancien stagiaire accusé et ancien élève de Normale Sup, diplômé de l'Institut Curie et spécialisé en virologie. Le jeune homme aurait très mal vécu son stage, il explique : "J’ai été malade pendant le stage, j’ai voulu les rendre malade." rapporte Le Parisien. Il tente de s'excuser : "Sachez que je suis impardonnable, rien ne justifiait mes actes. Sachez que je veux passer le reste de ma vie à racheter mes fautes." peut-on lire aussi dans le quotidien. 5 ans d'emprisonnement dont 1 an avec sursis avaient été prérequis par le parquet. Finalement, il écopera de 5 ans de prison comprenant 30 mois avec sursis ainsi qu'un mandat de dépôt. L'ancien stagiaire a été incarcéré immédiatement.

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