Phlébite en avion : comment l'éviter

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La phlébite, dont les symptômes sont facilement reconnaissables, justifie une consultation en urgence car elle multiplie les risques d’embolie pulmonaire. Il faut également prendre des dispositions avant un long voyage car phlébite et avion ne font pas bon ménage.
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5362137-inline-500x333.jpg© Istock

Phlébite (ou thrombose veineuse) : les symptômes

Il existe deux types de phlébites : la phlébite superficielle et la phlébite profonde. Les symptômes diffèrent selon la localisation du caillot de sang.

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Dans le cas d’une phlébite superficielle, c’est une veine de surface qui est concernée. Elle forme une sorte de cordon induré visible. Elle est rouge et chaude. La zone alentour est enflammée et sensible, voire douloureuse. Un œdème peut même apparaître localement.

La phlébite profonde n’est pas visible à l’œil nu. Elle est parfois asymptomatique, notamment lorsque le caillot est de petite taille. Cette absence de symptôme retarde la prise en charge, ce qui multiplie les risques de complications. Lorsque le caillot est plus conséquent, la réaction inflammatoire occasionne différents symptômes comme une impression de chaleur dans la jambe, un œdème plus ou moins conséquent, et le membre devient dur. La peau de la jambe concernée prend un aspect brillant, pâlit ou peut devenir plus ou moins bleuâtre. A la flexion du pied, une douleur est ressentie jusqu’au mollet. Ce symptôme, appelé signe de Homans, est un signe de phlébite systématiquement recherché par le médecin.

Phlébite et avion : que faire ?

Il est vivement déconseillé de voyager en avion lorsque l’on souffre d’une phlébite avec complications. La position statique maintenue pendant plusieurs heures représente un risque pour la personne. Si l’on doit, malgré une phlébite, prendre l’avion, il est indispensable de consulter son médecin avant de partir. Des bas de compression ou de contention de classe 2 sont généralement conseillés. Le praticien peut être amené à prescrire des anticoagulants.

En parallèle, au cours du vol, le patient doit marcher régulièrement dans le couloir de l’avion, au minimum toutes les 90 minutes, afin de limiter l’immobilité. Il doit également veiller à s’hydrater très régulièrement, à raison de 100 cl d’eau à répartir par période de six heures de vol. Au moindre signe de phlébite (lourdeur, gonflement d’une jambe et douleur), mieux vaut différer son départ et consulter de toute urgence.

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