Rhinopharyngite : comment faire baisser la fièvre ?

La fièvre est un symptôme extrêmement fréquent en cas d’infection respiratoire telle que la rhinopharyngite. Même si dans plus de 95 % des cas la fièvre est sans danger, elle est inconfortable, et il est donc naturel de chercher à la faire baisser. Mais doit-on systématiquement lutter contre la fièvre ?

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Fièvre et rhinopharyngite

La fièvre est un mécanisme inflammatoire physiologique et banal. Elle intervient en cas d’infection en seconde ligne du système de défense de l’organisme (la première défense étant la peau et les muqueuses, et la troisième le système immunitaire). La fièvre ne doit pas inquiéter tant qu’elle n’est pas trop élevée et qu’elle ne s’accompagne pas de signes tels qu’une accélération du rythme cardiaque, l’apparition d’un purpura (taches piquetées violettes ou rouges), des troubles de la vigilance, etc. Ainsi, chez un enfant souffrant de rhinopharyngite, la fièvre doit simplement être contenue, et non pas éliminée, car elle favorise la guérison.

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Faire baisser la fièvre en cas d’infection virale

C’est typiquement dans les infections virales que la fièvre est utile, et donc que l’utilisation d’antipyrétiques (traitements destinés à faire baisser la fièvre) va inutilement retarder la guérison. C’est le repos qu’il faut privilégier. Si on souhaite néanmoins faire baisser la fièvre pour soulager l’inconfort, des mesures simples doivent être mises en place : déshabillage, hydratation abondante (et bains chez les enfants et les bébés s’ils les acceptent), brumisation (et/ou application d’un gant humide sur le front et la nuque) et aération. Si on souhaite malgré tout utiliser des médicaments, on privilégiera le paracétamol (à raison de 60 mg/kg/jour) et, en deuxième intention seulement, les anti-inflammatoires à base d’ibuprofène ou de kétoprofène.

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