Hypertension Artérielle : définition

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De quoi s’agit-il ?

L’hypertension artérielle est définie par l’augmentation de la pression du sang dans les artères. Cette pression est nécessaire pour que le sang irrigue correctement les organes et permette leur fonctionnement.
Plus la pression artérielle est élevée plus le risque de développer une maladie cardiovasculaire augmente. Avec d’autres facteurs, elle favorise le dépôt de cholestérol dans la paroi de l’artère : l’athérosclérose.

Les autres facteurs de risque cardio-vasculaire sont : le tabac, l’excès de cholestérol, le diabète. L’hypertension artérielle est définie lorsque la pression artérielle est supérieure à 140/90 millimètres de mercure.
Le premier chiffre est la pression artérielle systolique au moment où le cœur expulse le sang vers les organes, le deuxième chiffre est la pression artérielle diastolique au moment où le cœur se remplit. En général, quand vous avez une pression artérielle égale à 140/90 millimètres de mercure, votre médecin vous dit que vous avez 14/9 de "tension" car il exprime la pression artérielle en centimètres de mercure. Selon les chiffres de la tension, il existe des grades différents : hypertension sévère, modérée...

Quelles en sont les causes ?

Dans la très grande majorité des cas (plus de 95 fois sur 100), on ne retrouve pas de cause : c’est l’hypertension artérielle essentielle. Elle est souvent retrouvée chez d’autres membres de la famille. Dans de rares cas, l’hypertension artérielle est causée par un trouble rénal (rétrécissement d’une artère rénale ou maladie du rein) ou hormonal (anomalies hormonales des glandes surrénales, de la thyroïde).

L’hypertension artérielle peut aussi être secondaire à un syndrome d’apnée du sommeil, ou peut survenir chez la femme enceinte. Certains médicaments peuvent provoquer ou aggraver une hypertension artérielle : pilule contraceptive, corticoïdes, anti-inflammatoires, de même que la consommation très importante de réglisse.

Comment prévenir son apparition ?

Pour l’instant on ne peut pas prévenir l’apparition de l’hypertension artérielle. Lorsqu’on fait partie d’une famille d’hypertendus, il est recommandé d’avoir une alimentation peu salée car chez la majorité des sujets le sel favorise le développement de l’hypertension artérielle.

Comment reconnaître l’HTA ?

L’hypertension artérielle ne provoque aucun symptôme, sauf si elle se traduit d’emblée par une complication.
La seule façon de la reconnaître est de mesurer la pression artérielle. Elle est donc le plus souvent diagnostiquée par un médecin qui prend la "tension".

Dans de rares cas, l’hypertension artérielle peut provoquer des maux de tête, des bourdonnements d’oreille ou des sensations de mouches volant devant les yeux. Ces signes ne sont cependant pas caractéristiques de l’hypertension artérielle et peuvent se rencontrer dans de nombreuses autres maladies.

Comment diagnostiquer une hypertension artérielle ?

Une seule mesure de la pression artérielle ne suffit pas à porter le diagnostic d’hypertension artérielle : la pression artérielle est très variable selon le temps (elle est plus basse en été), le moment de la journée (elle baisse après les repas par exemple), les circonstances (elle augmente quand on fait un exercice physique, quand on est ému ou énervé, quand on a une douleur).

Il faut donc que la pression artérielle soit mesurée dans des conditions standardisées toujours identiques : le sujet doit être en position assise ou couchée, le bras nu, et au repos depuis au moins 5 à 10 minutes. Il faut répéter les mesures et en faire la moyenne.

Pour parler d’hypertension artérielle, il faut retrouver une pression artérielle élevée à au moins 3 consultations, espacées d’un minimum d'une semaine chacune. Il ne faut jamais débuter un traitement anti-hypertenseur la première fois où la pression artérielle est trouvée augmentée.

Auto-mesure et holter tensionnel

Chez certaines personnes non hypertendues, la vue du médecin fait augmenter la tension, c’est ce qu'on appelle l’effet blouse blanche. On a donc développé des méthodes de mesure ambulatoire (au domicile) : le holter tensionnel et l’auto-mesure tensionnelle.

- Le holter tensionnel consiste à poser au sujet un brassard tensionnel (au bras gauche si on est droitier), relié à un petit appareil porté à la ceinture.
Le brassard se gonfle automatiquement toutes les 20 ou 30 minutes, y compris la nuit, comme lorsque le médecin prend la pression artérielle, l’appareil enregistre et garde en mémoire l’ensemble des mesures.

Le sujet garde l’appareil 24 heures et vit une journée habituelle (travail, activité physique).

- L’auto-mesure :le patient met en place lui-même le brassard et appuie sur un bouton pour que l’appareil prenne la mesure de la tension. La manœuvre se réalise pendant une semaine, le matin en se réveillant avant de prendre ses médicaments et le soir entre le dîner et le coucher. Le sujet doit être seul dans une pièce, le bras nu correctement posé sur une table, au repos depuis 5 minutes et prendre la pression artérielle 3 fois de suite à une minute d’intervalle. L’appareil peut être prêté par le médecin ou acheté en pharmacie.

Les valeurs normales de la pression artérielle mesurées par holter ou auto-mesure sont plus basses que celles mesurées en consultation (135/85 millimètres de mercure).

Quels examens peuvent être nécessaires ?

Peu d’examens sont nécessaires en cas d’hypertension artérielle.

Il faut tout d'abord rechercher l’existence d’autres facteurs de risque cardiovasculaire associés à l’hypertension artérielle, par interrogatoire et prise de sang. On recherche un tabagisme, un diabète, une hypercholestérolémie (dosage du cholestérol total, du "bon" cholestérol appelé HDL, qui protège de l’athérosclérose et du mauvais cholestérol, appelé LDL, qui favorise l’athérosclérose). En effet, le risque de survenue d’une maladie cardiovasculaire augmente de façon très importante lorsque plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire sont associés.

D’autres examens apprécient le retentissement de l’hypertension artérielle sur les organes, principalement le cœur et les reins. Il s’agit de l’électrocardiogramme (recueil de l’activité électrique du coeur par la mise en place d’électrodes sur la peau), de dosages biologiques par prise de sang et d’une analyse des urines.

Parfois, on vous proposera de réaliser une échographie cardiaque ou un fond d’oeil. Les causes rares d’hypertension artérielle ne sont pas systématiquement recherchées par des examens complémentaires, sauf s’il existe des signes qui les font évoquer.

Quelle peut en être l’évolution ?

Lorsqu’elle est correctement traitée, l’hypertension artérielle peut évoluer de façon simple, sans complication.

Plus la pression artérielle de l’hypertendu se rapproche de la pression artérielle normale voir optimale (120/80 millimètres de mercure), moins le risque de survenue d’une complication est important. Les complications de l’hypertension artérielle surviennent en général après des années d’évolution et correspondent à l’évolution de l’athérosclérose qui rétrécit ou bouche les artères.

Elles peuvent survenir au niveau cardiaque (angine de poitrine, infarctus du myocarde), au niveau cérébral (infarctus cérébral), au niveau des artères rénales, des yeux, des membres inférieurs (douleur à la marche).

D’autres complications sont également possibles : hémorragie cérébrale, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale.

Quel traitement peut-on vous proposer ?

Quelques règles d’hygiène de vie peuvent aider à normaliser la pression artérielle : arrêt du tabac, de l’alcool, régime moins salé, perte de poids, exercice physique.

Elles sont souvent complétées par un traitement par médicaments. Il existe de très nombreux médicaments anti-hypertenseurs qui sont actuellement très efficaces. La prescription par le médecin doit être adaptée à chaque cas.

Il est fréquent que la pression artérielle ne soit normalisée que par l’association de deux, ou trois voire quatre anti-hypertenseurs. Le traitement de l’hypertension est un traitement à vie : quand on l’arrête, la tension reprend ses valeurs initiales.

Le traitement d’une cause à l’hypertension artérielle est nécessaire lorsqu’elle existe mais ne suffit pas toujours à normaliser la pression artérielle.

Que devez vous faire ?

Vous devez observer une bonne hygiène de vie (arrêt du tabac, alcool à dose modérée, régime peu salé, peu gras, poids optimal, exercice physique) et traiter vos facteurs de risques cardiovasculaires si vous en avez.

Vous devez prendre chaque jour votre traitement anti-hypertenseur et ne pas l’arrêter même si votre pression artérielle est normale. En effet, celle-ci reviendrait à son niveau initial en cas d’arrêt du traitement. Vous devez consulter votre médecin devant tout signe nouveau qui vous semble anormal.

Vous devez surtout prendre conscience que l’hypertension artérielle est le plus souvent une maladie qui ne donne aucun symptôme, et que vous devez vous traiter même si vous ne ressentez absolument rien d’anormal.

Le traitement de l’hypertension artérielle est un traitement de prévention qui va vous protéger des complications. Elles surviennent en général des mois ou des années après le diagnostic et peuvent être très invalidantes voire mortelles (accident cérébral, infarctus du myocarde).

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