Examen des selles : coproculture

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Examen des selles (coproculture) : Intérêt

L'examen des selles ou coproculture vise à rechercher des bactéries responsables d’une diarrhée. La coproculture peut aussi être réalisée pour rechercher la présence d’une bactérie résistante dans le tube digestif d’un patient asymptomatique (sans symptômes), ou dans le bilan d’une intoxication alimentaire isolée ou collective.

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Examen des selles (coproculture) : Conditions du prélèvement

Le prélèvement de selles (en général diarrhéiques) doit être mis dans un pot stérile fermé et doit être rapidement transporté au laboratoire, ou être mis dans la glace ou dans un réfrigérateur. Il faut bien préciser si un voyage à l’étranger (en particulier en zone tropicale) a été effectué et si un traitement antibiotique est administré.

Examen des selles (coproculture) : Résultats

Ils sont normaux quand on retrouve à l'examen une flore abondante faite de 10 9 à 10 10 bactéries par gramme de selles. On retrouve environ 10% d’entérobactéries avec une forte prédominance de colibacilles, de streptocoques et beaucoup de germes anaérobies. Un résultat négatif de coproculture n’exclut pas une cause infectieuse à une diarrhée, car seules les bactéries sont recherchées. En cas de voyage en pays tropical ou de persistance de la diarrhée, un examen parasitologique des selles doit être également réalisé.

Ils sont anormaux quand , au cours de diarrhées, on retrouve en grande quantité des germes qui ne sont pas présents habituellement ou le sont à une concentration très faible dans les selles : - Salmonelles (responsable des fièvres typhoïdes et paratyphoïdes) - Shigelles - Campylobacter - Vibrion cholérique et apparentés (au retour de zones d’endémie) - Certains colibacilles toxinogènes - Yersinia enterocolitica - Aeromonas hydrophila - Clostridium difficile (responsable des colites pseudo-membraneuses). Au cours d’intoxications alimentaires on peut retrouver dans les selles différents germes : B. cereus, Staphylocoque, Salmonelles, Yersinia enterocolitica.

La coproculture peut aussi retrouver des germes particuliers comme des bactéries sécrétant des bétalactamases (enzymes bactériennes détruisant les antibiotiques), des entérocoques, ou des staphylocoques dorés résistants, lors d’une recherche systématique (par exemple avant une intervention chirurgicale). Cette découverte peut nécessiter certaines précautions.

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