Ablation de la prostate

Ablation de la prostate : Intérêt

La prostatectomie totale est un traitement pouvant être proposé en cas de cancer de la prostate localisé. Il n’y a pas d’ablation de la prostate en cas d’adénome bénin. Dans ce cas, seul l’adénome est enlevé. On parle d'adénomectomie. Le reste de la prostate et les vésicules séminales sont conservées. L’ablation de la prostate consiste à retirer toute la glande prostatique, les vésicules séminales et les ampoules déférentielles. La prostate est une glande qui participe à la formation du sperme. Elle est située sous la vessie et est traversée par le canal de l’urèthre.

Publicité
Comment se passe l’intervention ?

L’opération se déroule sous anesthésie générale. Le chirurgien peut commencer par réaliser un curage ganglionnaire (prélèvement des ganglions pelviens) afin de savoir si des cellules cancéreuses se sont propagées ou non dans les ganglions voisins. Après section de l’urèthre aux deux extrémités vésicales et périnéales, la prostate est retirée en bloc avec les organes adjacents. La durée d’hospitalisation est de 5 à 7 jours.
La prostate et les ganglions enlevés par le chirurgien sont étudiés en anatomopathologie afin de préciser les caractéristiques du cancer et son extension. Cette analyse peut conduire à envisager un traitement complémentaire comme la radiothérapie et/ou l’hormonothérapie.

Conséquences de l’ablation de la prostate

L’ablation de la prostate entraîne une incontinence urinaire temporaire dans un pourcentage de cas d’environ 3 à 5 % à long terme. Une rééducation périnéale et sphinctérienne est conseillée. La prostatectomie peut entraîner une impuissance, si le chirurgien ne parvient pas à préserver les nerfs érecteurs. Enfin, il n’y a plus d’éjaculation après une prostatectomie totale.

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité