Polynévrite

Polynévrite : Définition

La polynévrite est une affection due à une souffrance de plusieurs nerfs périphériques. Les nerfs sont comme des fils électriques dans lesquels circule l’influx nerveux, équivalent d’un petit courant électrique.

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Les nerfs périphériques vont de la mœlle épinière jusqu’aux muscles et la peau puis de la périphérie, ils remontent jusqu’à la mœlle.

Au cours d’une polynévrite, la circulation de l’influx nerveux ne se fait plus correctement car la gaine qui enveloppe les nerfs ou myéline est atteinte, ce qui entraîne des troubles divers.

Polynévrite : Causes

Une polynévrite, dans la mesure où elle atteint plusieurs filets nerveux (à l’opposé de la mononévrite qui concerne un seul nerf), est due à une « maladie générale », c’est-à-dire une maladie qui a un retentissement sur l’ensemble de l’organisme ou sur différents organes.

Le diabète, affection chronique liée à un excès de sucre dans le sang est une des principales causes de polynévrite (dit polynévrite diabétique). 70 % des patients diabétiques de plus de 50 ans, ont une polynévrite, parfois latente.

Une consommation ancienne et excessive d’alcool est une autre cause fréquente de polynévrite dite alcoolique.

Beaucoup plus rares, de multiples autres maladies peuvent entraîner une polynévrite. Citons une intoxication (par le plomb ou saturnisme, le mercure), une carence alimentaire en vitamines B1, B6, B12 (rares en dehors de certaines maladies), la prise de certains médicaments (traitements de la tuberculose, médicaments du sida), le sida parfois dans une phase évoluée de la maladie.

Polynévrite : Symptomes

Une des caractéristiques de la polynévrite est de débuter très insidieusement, pendant une période allant de quelques semaines à quelques mois, selon la cause de la polynévrite.

L’atteinte est généralement symétrique et localisée aux extrémités du corps, pieds ou mains (en « gants » ou en « chaussettes ») puis s’étend progressivement au reste du membre, du pied vers la cuisse, de la main vers le bras.

Dans le(s) territoire(s) concerné (s) par les nerfs atteints, la personne perçoit des sensations inhabituelles comme des fourmillements, des picotements, une sensation de brûlure, une douleur en appuyant sur le muscle.

Elle a en même temps une diminution de la sensibilité aux changements de température. Progressivement, certains muscles se paralysent, perdent de la force et du volume. La peau se fragilise.

Comment la reconnaître ?

La polynévrite apparaît insidieusement. Ce sont toutes les sensations inhabituelles, plus ou moins douloureuses, voire la perte de force ou la paralysie d’un muscle qui peuvent alarmer.

Polynévrite : Examens

L’examen clinique attentif du médecin permet déjà de constater certaines anomalies qui vont étayer la suspicion de polynévrite. Par exemple, il peut réaliser simplement des tests de la sensibilité de la peau et constater certaines anomalies.

Il recherche aussi les réflexes qui sont souvent diminués ou absents dans le territoire du nerf atteint. Le médecin, peut aussi rechercher la cause de la polynévrite.

En cas de diabète ou d’alcoolisme, beaucoup d’autres signes permettent d’évoquer ces maladies, si elles ne sont pas encore connues du patient ou du médecin.

La réalisation d’un électromyogramme (EMG) permet de préciser la nature de l’atteinte nerveuse. L’EMG mesure la vitesse de conduction du nerf et enregistre l’activité électrique des muscles. Un examen sanguin complète aussi cette enquête diagnostique.

Polynévrite : Traitements

Le traitement de la polynévrite est avant tout le traitement de sa cause. Cela permet d’éviter une évolution de la polynévrite qui s’étend tant que le facteur en cause n’est pas traité.

Polynévrite : Evolution

Une fois constitué, les symptômes de la polynévrite peuvent partiellement s’atténuer mais souvent ne disparaissent pas totalement.

Pour freiner l’évolution, il est indispensable d’en traiter la cause.

La polynévrite s’étend et les symptômes se majorent tant que le facteur en cause n’est pas traité. Dans ce cas, l’évolution fluctuante avec des phases de stabilisation et des phases d’aggravation. Chez la personne diabétique par exemple, les pieds restent très fragiles.

Il est toujours nécessaire de consulter un médecin, quelle que soit l’intensité et la gêne des symptômes.

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