Septembre Turquoise : mois de sensibilisation aux cancers gynécologiquesAdobe Stock

Chaque année en France, plus de 17 000 femmes se voient diagnostiquer un cancer gynécologique. Ces cancers sont multiples et touchent l’appareil génital féminin. On retrouve principalement les cancers du col de l’utérus, de l’endomètre et de l’ovaire. Les cancers de la vulve et du vagin existent également mais sont bien plus rares.

Le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus représente les ¾ des cancers diagnostiqués chez les femmes de moins de 65 ans, ce qui en fait un cancer assez fréquent.

Une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV) est la principale cause du cancer du col de l’utérus. Cette infection très fréquente se transmet par contact sexuel.

Il convient de noter que ce type de cancer est évitable grâce à la vaccination contre le HPV et au dépistage. Chaque année, 3 000 nouveaux cas sont recensés et 1 100 décès pourraient être évités d’après Santé publique France.

Le cancer de l’endomètre

Le cancer de l’endomètre est le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme, en France. Santé publique France estimait que 8 224 nouveaux cas ont été détectés en 2018. L'âge moyen des femmes diagnostiquées est 68 ans.

« C’est un cancer de bon pronostic à un stade localisé et la mortalité liée à ce cancer tend à diminuer ces dernières années. Son traitement consiste en une chirurgie associée ou non à une radiochimiothérapie selon le stade et une chimiothérapie pour les formes avancées » précise l’Institut Curie.

Le cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est le cancer gynécologique le plus grave d’après l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). 4 400 nouveaux cas sont détectés chaque année. Il concerne généralement les femmes âgées de 65 ans au moins.

Le dépistage du cancer de l’ovaire est inefficace puisqu’il a le plus souvent lieu à un stade avancé de la maladie. Le traitement repose sur des interventions lourdes et de la chimiothérapie.

Le cancer de la vulve

Bien que plus rare que les autres types de cancers gynécologiques, il convient de noter l’existence du cancer de la vulve.

Il se caractérise par une tumeur maligne située généralement sur la face interne des grandes lèvres ou sur les petites lèvres.

La survie à ce type de cancer est plutôt bonne s’il est diagnostiqué à un stade avancé comme le précise le Manuel MSD : « Près de 3 femmes sur 4 ne présentent aucun signe de cancer 5 ans après le diagnostic. Le pourcentage de femmes qui survivent 5 ans après le diagnostic et le traitement (taux de survie à 5 ans) dépend de la zone et de l’ampleur de la diffusion du cancer : Globalement, le taux de survie à 5 ans est d’environ 70 %. »

L’importance d’un suivi gynécologique

Une partie des cas de cancers du sein peut être évitée grâce à un suivi gynécologique régulier. Plus tôt un cancer est détecté, plus tôt il peut être traité afin d’éviter le développement d’une forme grave de celui-ci.

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