Toucher vaginal : l’intérêt remis en cause

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Le toucher vaginal est une étape presque habituelle des examens gynécologiques, même lorsque la femme ne présente pas de symptômes particuliers. Un groupe d’experts américains vient d’émettre quelques doutes quant à sa réelle efficacité par rapport au désagrément provoqué chez la patiente. 

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© FotoliaSouvent source d’anxiété, de gène et de douleur pendant le rendez-vous médical, l’intérêt du toucher vaginal comme simple routine vient d’être remis en cause par l'étude d'un groupe d'experts américains (US preventive services task force) relayée par Le Figaro.
Cet examen gynécologique de palpation des organes génitaux féminins est effectué systématiquement chez la femme enceinte ou présentant certaines pathologies mais aussi comme une simple étape routinière chez la patiente sans symptôme particulier. Le médecin repère le col de l’utérus et palpe toute la paroi du vagin, à la recherche d’une grosseur, qu’elle soit bénigne (fibrome, kyste de l’ovaire) ou maligne (tumeur de l’ovaire). Le procédé est accompagné d’un examen visuel grâce à un speculum, une pince qui ouvre l’entrée du vagin.

"Il ne permet que rarement de détecter des maladies graves"

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Le groupe d’expert américains émet aujourd’hui quelques doutes sur son intérêt par rapport à la gène occasionnée : "Nous concluons que l'état des connaissances est insuffisant pour évaluer la balance bénéfice/risque du toucher vaginal chez les femmes asymptomatiques et non-enceintes dans la recherche et le traitement d'une série de pathologies gynécologiques", et insiste sur l’absence de connaissances quant à ses capacités à réduire la mortalité.

En 2014, l’American College of Physicians (ACP) avait déjà décréter son inutilité dans les Annals of Internal Medicine : "L’examen vaginal de routine n’a pas démontré de bienfaits pour les femmes qui ne présentent pas de symptômes, de sur-risques ou qui ne sont pas enceintes", avait déclaré le Dr Linda Humphrey, co-auteur du rapport. Il ne permet que "rarement de détecter des maladies graves et ne réduit pas la mortalité", avait estimé la praticienne.

Vidéo. Le cancer des ovaires en images

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