Scandale de l’Elysée : Qui est le Dr Aquilino Morelle ?

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Derrière l’image lisse du médecin et plume de François Hollande se cacherait un Dr Morelle beaucoup plus suffisant, accusé par le site Mediapart de conflit d’intérêt.

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Le Dr Aquilino Morelle, qui a démissionné de son poste de conseiller politique de François Hollande ce vendredi 18 avril, a vu son image entachée par Mediapart. Jeudi 17 avril, le site d’Edwy Plenel publiait un portrait peu glorieux de lui. Il l'accuse entre autre d’avoir "travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques" alors qu’il était inspecteur général des affaires sociales (IGAS).

Réputé intègre depuis l’affaire du Mediator

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Un portrait à 100 000 lieues de l’image de médecin intègre qu’il s’est forgé en 2011. Cette année-là, il co-rédige le rapport de l’IGAS sur le Médiator. En parallèle de ses activités aux Hôpitaux de Paris, ce fils d’émigrés espagnols âgé de 51 ans s’était lancé en politique, sortant diplômé de l’ENA en 1992, promotion Condorcet.

Même si ses deux tentatives à l’obtention de mandats locaux en 2001 (municipales à Nontron en Dordogne) et 2007 (législatives de la 6ème circonscription de Seine-Maritime), il était reconnu à gauche pour ses talents littéraires. Plume de Lionel Jospin lors de son passage à Matignon, ce proche d’Arnaud Montebourg récidive avec François Hollande, rédigeant certains de ses discours de campagne et tous ceux depuis son élection.

"Petit marquis" profiteur selon Mediapart

Pourtant, selon Mediapart, ce chevalier blanc ne serait pas si exempt de reproches. Le compagnon de Laurence Engel, directrice de cabinet de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, n’aurait pas écrit une seule ligne de ces allocutions, confiant cette mission à un nègre.

Décrit comme un "petit marquis qui abuse des privilèges de la République", Aquilino Morelle risquerait 75 000 euros d’amendes et 5 ans de prison après les révélations du site. Car s’il s’est défendu d’avoir collaboré sans autorisation avec Lundbeck (un laboratoire pharmaceutique danois), de son côté, le chef de l’IGAS de l’époque ne se rappelle d’aucune dérogation accordée au médecin.

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