Douleurs articulaires : des compléments alimentaires épinglés par la DGCCRF

Des compléments alimentaires à visée articulaires ont fait l’objet d’une enquête de la DGCCRF. Entre non-conformité, non-respect des seuils pharmacologiques et allégations de santé, les résultats sont mitigés. 

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© IstockSi vous souffrez de douleurs articulaires, vous prenez peut-être ce type de compléments alimentaires contenant de la glucosamine ou de la chondroïtine. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’est intéressée de près à ces compléments en effectuant un contrôle auprès de 58 établissements : des producteurs, des grossistes et des commerces dont des pharmacies.

La moitié des compléments jugés non conformes

Résultat, "51 % des produits analysés ont été déclarés non conformes en raison d’une teneur réelle inférieure ou supérieure à la teneur annoncée et/ou du fait de teneurs supérieures aux seuils pharmacologiques" de la glucosamine et de la chondroïtine, annonce la DGCCRF dans son compte-rendu d’enquête publié le 26 avril 2017. Si, dans certains cas, la DGCCRF juge que "ces écarts semblent liés à des intentions frauduleuses", l’instance explique principalement les différences de dosages par des autocontrôles "insuffisants", tant sur les matières premières que sur les produits finis. Et, d’une manière rassurante, "seuls 4 produits ont présenté des teneurs supérieures aux seuils pharmacologiques", à savoir supérieur à 1178 mg/jour pour la glucosamine et à 1000 mg/jour pour la chondroïtine.

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Des compléments alimentaires hors domaine du médicament

La DGCCRF a tout de même dressé 12 avertissements, 3 procès-verbaux et pris 6 mesures de police administrative à l’encontre de 20 établissements "pour obtenir des mesures correctives, concernant principalement les étiquetages et la communication associée aux produits, mais aussi les auto-contrôles et la traçabilité". Elle souhaite notamment combattre les mentions ou les étiquetages usant à tort d’allégations thérapeutiques, "vantant par exemple la capacité du produit à prévenir l’arthrose", précise-t-elle. Ces produits restent en effet des compléments alimentaires et ne relèvent donc pas du domaine du médicament.

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