Définition : qu'est-ce que l'herpès labial ?

On les appelle communément des "boutons de fièvre". Mais ces vésicules disgracieuses sont en réalité de l’herpès oro-facial (ou herpès labial), causées par un virus extrêmement contagieux. Il s’agit de l'Herpès Simplex Virus (ou HSV) dont il existe deux formes : le HSV-1 et le HSV-2.

Dans le cas de l’herpès labial, il est causé quasi-exclusivement par le HSV de type 1. Il est très difficile de s’en prémunir : le virus se transmet principalement par contact des muqueuses buccales, c’est-à-dire lorsqu’on fait la bise ou qu’on embrasse quelqu’un (très rarement lorsqu’on boit dans le verre de quelqu’un d’autre). "Le virus de l’herpès se propage par un contact direct avec les lésions de la personne infectée. Mais il peut aussi y avoir contamination en touchant une zone infectée, mais qui ne présente pas de lésions", nous explique le docteur Romain Troalen, médecin généraliste dans la région parisienne.

Le virus Herpès Simplex de type 2 (HSV-2) provoque l’herpès génital. Toutefois, il arrive qu’il engendre de l’herpès oro-facial après un rapport bucco-génital. Il faut savoir qu’une fois le virus attrapé, le corps ne peut s’en débarrasser. Il reste alors "endormi", parfois sans jamais engendrer de symptômes. Néamoins, des poussées de boutons d’herpès peuvent être provoquées de manière imprévisible, dans un moment de stress physique (coupure, chaleur, etc.) ou psychologique (stresse, etc.).

Les boutons de fièvre en chiffres

L’herpès labial est extrêmement contagieux, une grande partie de la population l'a sans le savoir. En France, le site de l’assurance-maladie estime que 80% des Français est porteuse d’au moins un des deux types de virus.

"On estime que, dans le monde, 3,7 milliards de personnes de moins de 50 ans, soit 67% de la population, sont infectées par le HSV-1 [le virus responsable de l’herpès labial, NDLR]", écrit sur son site l’OMS. Dans les détails, "En Europe, 69% des femmes de moins de 50 ans sont porteuses du virus et 61% des hommes de moins de 50 ans". Le continent américain serait le moins touché : 49% des femmes de moins de 50 ans et 39% des hommes de moins de 50 ans sont infectées.

Toutefois, le virus de type 1 n’est plus le seul à transmettre l’herpès oro-facial. En raison de l’augmentation des pratiques bucco-génitales, il y aurait de plus en plus d’HSV-2 causant l’herpès labial et d’HSV-1 provoquant l’herpès génital. L’herpès de type 2 concernerait environ 20% des personnes sexuellement actives en France, mais 60% des patients ne sauraient pas qu’ils en sont atteints.

Quels sont les symptomes de l'herpès labial ?

Comme précisé précédemment, 60% des patients ne sauraient pas qu’ils sont touchés par le virus, tout simplement parce que la plupart du temps, celui-ci est asymptomatique. Cela est valable pour l’herpès labial comme pour l’herpès génital. Ainsi, lors de la contamination, le virus passe par les nerfs sensitifs de la zone infectée pour se loger dans un ganglion nerveux. Il y restera sous forme dormante jusqu’à ce qu’il soit réveillé. Il peut mettre des années à engendrer des poussées… S’il les engendre un jour !

Photo d'un herpès labial sur la lèvre inférieure

Photo d'un herpès labial sur la lèvre inférieure

Crédit : photo de Metju12 placée dans le domaine public - Sources : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Herpes_labialis.jpg

La première poussée d’herpès labial

Lors de la première poussée, les manifestations sont, généralement, les plus importantes. On appelle cela la primo-infection. Ainsi, en plus de l’apparition des boutons, d’autres symptômes peuvent être associés et durent plus longtemps. Voici les signes de la première infection au virus de l’herpès de type 1 :

  • Des boutons douloureux apparaissent en "bouquet" localisés au même endroit, par exemple autour de la bouche. Ils sont susceptibles de se percer et devenir des lésions très douloureuses.
  • De la fièvre modérée peut être associée.
  • Des maux de tête et de la fatigue apparaissent parfois.
  • Les ganglions liés à la zone infectée peuvent également être douloureux.

Pour les poussées suivantes, les patients arrivent parfois à anticiper l’apparition des boutons. Ils ressentent en effet un picotement, comme une gêne, quelques heures ou jours avant la manifestation, qu’ils arrivent à reconnaître.

Symptômes du bouton de fièvre

Le  bouton de fièvre (ou bouton d’herpès), apparaît généralement autour ou à l’intérieur de la bouche. Dans la majorité des cas, il se loge d’un seul côté à l’extrême bord de la bouche, entre la lèvre et la peau. "Certaines personnes pensent que le bouton de fièvre n’est pas de l’herpès, mais c’est exactement la même chose", précise le docteur Troalen.

Voici le schéma classique du développement du bouton d’herpès labial :

  • Quelques jours ou quelques heures avant se manifeste une sensation de chaleur et une sorte de picotement à l’endroit où va apparaître le bouton
  • Se forme alors comme un bouquet de vésicules claires et jaunâtres, qui brûle démange beaucoup et engendre des rougeurs ce qui forme un "bouton de fièvre"
  • Parfois, les vésicules se rassemblent pour former une bulle contenant un liquide clair, puis se rompent
  • Une croûte apparaît alors. Elle finit par tomber en quelques jours, sans laisser de traces
  • Le bouton d’herpès guérit en 7 à 10 jours après son apparition

Parfois, le bouton d’herpès surgit autre part sur le visage, plus souvent dans le nez, mais plus rarement sur la joue ou encore sur le menton. Son aspect est le même : des vésicules jaunâtres en "bouquet" qui peuvent former des bulles.

Quelles sont les causes de l'herpès labial ?

Pour les deux types d'herpès, le virus se transmet par contact direct avec une personne infectée. Mais de nombreuses idées faussent courent sur l’herpès : contrairement à ce qu’on croit, on peut l’attraper sans entrer en contact avec des lésions. Bien évidemment, toucher directement des boutons d’herpès démultiplie les chances de contracter le virus, mais celui-ci est toujours présent à la surface de la peau, même en l’absence de lésions. Il arrive donc que l’on attrape le virus sans savoir comment, car la personne qui nous l’a transmis n’a pas développé de symptômes. "Une fois contracté, le virus de l'herpès va coloniser les ganglions nerveux sensitifs correspondant au territoire infecté où il reste "endormi". En effet, le corps ne sait pas s’en débarrasser, l’herpès peut donc revenir à tout moment de la vie", détaille le docteur Romain Troalen.

Après une période aléatoire de latence, l’herpès va revenir, presque toujours au même endroit, dans la zone où il a été contracté : ce sont les poussées d’herpès (ou récurrences). "En effet, en cas de stress psychologique ou physique, le virus se multiplie et revient coloniser l’endroit initialement infecté. Mais les récurrences sont souvent moins sévères que la primo-infection", rappelle le docteur.

Image : des virus de l'herpés observés en microscopie électronique

Image : des virus de l'herpés observés en microscopie électronique

Crédit : image de George W. Beran placée dans le domaine public https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Herpes_virus00.jpg

Herpès labial : les facteurs de risque

Comment éviter d’attraper un bouton de fièvre ?

Il n’y a pas de facteurs de risque pour attraper le virus de l’herpès : il suffit d’entrer en contact avec le virus pour "l’attraper". Comme 80% de la population française serait affectée, il est difficile de l’éviter. Le mieux reste donc au maximum les comportements à risque, comme embrasser quelqu’un qui présente visiblement un bouton d’herpès.

Peut-on éviter les poussées d’herpès ?

Certains facteurs environnementaux peuvent favoriser la poussée d’herpès chez les personnes qui ont le virus endormi. Il est possible d’adapter son mode de vie pour éviter ces situations et donc diminuer la fréquence des poussées. En effet, le virus de l'herpès peut rester à l'état latent pendant de longs mois, voire des années. Voici les facteurs qui peuvent provoquer l’apparition du bouton de fièvre :

  • Le stress, l’angoisse, la fatigue, le surmenage ou le décalage horaire (c’est pourquoi on l’appelle aussi "bouton de stress" ou "bouton de fatigue").
  • Des plaies à la zone de contamination au virus (se mâchouiller les lèvres par exemple).
  • Une infection (grippe, angine, fièvre…) qui va baisser l’immunité.
  • La prise de corticoïdes ou d’immunodépresseurs.
  • La consommation d’alcool.
  • Les règles chez les femmes.
  • Les fortes variations de températures, comme le froid ou même le soleil.

Herpès labial : quelles sont les personnes à risque ?

Les nourrissons

L’herpès est une maladie bénigne, sauf chez les nourrissons. En effet, le virus peut tuer le jeune bébé dans les cas les plus extrêmes. La raison : le système immunitaire d’un nouveau-né est très fragile, jusqu’à environ la fin du premier mois de vie. Il n’arrive donc pas à combattre le virus, qui peut se propager dans tous le corps, engendrer une atteinte cutanéo-muqueuse et une atteinte du système nerveux central. Cela fait des jeunes bébés les personnes les plus à risques, puisque si le système nerveux est touché, cela peut causer une méningite virale grave, voire une encéphalite. Ces atteintes engendrent parfois de graves séquelles et même la mort. Ainsi, chez les femmes enceintes touchées par un herpès, il vaut mieux en informer son gynécologue pour empêcher la contagion au bébé. Mais le virus peut également être transmis par une autre personne. Il est donc recommandé d’éviter d’embrasser un nouveau-né au tout début de sa vie, même si on pense ne pas être touché par l’herpès, et bien se laver les mains avant de toucher un bébé.

Les personnes immunodéprimées

Les crises d’herpès peuvent être plus importantes chez les personnes en immunodépression. "Chez les personnes immunodéprimées ou les personnes touchées par le VIH, les symptômes seront plus sévères et douloureux lors de la primo-infection. Les récidives seront aussi plus fréquentes, plus durables et plus sujettes à complications", explique le docteur. Attention, la chimiothérapie ou certains médicaments peuvent déclencher une immunodépression (comme les corticoïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Herpès labial : quelle est son incubation ?

L’incubation, c’est-à-dire le temps entre le premier contact avec le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie entre 1 et 6 jours pour l'herpès labial. Il faut néanmoins souligner que si la majorité des personnes infectées ne développeront aucun symptôme, elles peuvent se révéler contagieuses.

Combien de temps dure un bouton de fatigue ?

Comme évoqué précédemment, il y a une différence entre la première infection et les récurrences. Lors de la toute première infection (dite primo-infection), la durée de la poussée d’herpès est en moyenne de huit jours, mais peut aller jusqu’à vingt jours. "La primo-infection est souvent plus violente. Ensuite, pour les poussées suivantes, les boutons d’herpès peuvent durer cinq jours environ, parfois plus", explique le docteur Romain Troalen. Chez les personnes immunodéprimées, cette durée peut être plus importante. Ensuite, les manifestations disparaissent d’elle-même : le bouton sèche et fait une croûte. "Si sa durée dépasse dix jours, il faut alors consulter son médecin qui va éventuellement rechercher s’il n’y a pas d’immunodépression", ajoute notre interlocuteur.

Peut-on guérir de l’herpès ?

Pour rappel, le virus de l’herpès ne se guérit jamais. Si les boutons disparaissent, la maladie reste "endormie" dans le corps. Il n’existe aucun vaccin contre l’herpès (même s'il a actuellement des recherches) ni aucun traitement curatif. Néanmoins, il existe des moyens de réduire la fréquence des poussées et l’importance des lésions herpétiques.

L'herpès labial est-il contagieux ?

Le virus de l’herpès est très contagieux, ce qui fait que statistiquement en France, 80% de la population l’a contracté. Il se transmet quasi-exclusivement par contact épidermique, donc d’une personne à une autre. Si l’infection est surtout contagieuse lorsque l’on entre en contact directement avec le bouton d’herpès ou les lésions, il arrive aussi que l’on contracte le virus en touchant quelqu’un de contaminé mais ne présentant pas de symptômes. Au contraire, il est très rare d’attraper l’herpès en buvant dans le verre de quelqu’un d’autre. De plus, il est impossible, pour l'herpès génital, de l'attrapper en allant aux toilettes publiques ou à la piscine.

Quels sont les gestes à éviter lors d’une poussée d’herpès ?

Réponse du docteur Romain Troalen : "il faut savoir que le virus de l'herpès est fragile et ne persiste que peu de temps dans le milieu extérieur. Ainsi, le virus se transmet par contact direct, il faut donc éviter certains gestes lors des poussées. Il vaut mieux éviter les relations étroites avec d'autres personnes, se laver toujours les mains après avoir traité le bouton de fièvre, ne pas prêter ses sticks à lèvres ou rouges à lèvres… Si l’on est touché par ce virus, il ne faut certainement pas dire au moment d’embrasser quelqu’un ou de faire la bise "j’ai de l’herpès, mais ce n’est pas grave" ou "ne t'inquiètes pas c’est juste un bouton de fièvre", parce que vous allez contaminer l’autre personne. C’est par ces prises de risques que l’herpès se propage".

Herpès labial : qui, quand consulter ?

En cas de poussée d’herpès labial pour la première fois, il faut consulter son médecin généraliste qui pourra confirmer le diagnostic et prescrire un traitement si nécessaire. Par la suite, si vous avez l’habitude et reconnaissez l’arrivée du bouton de fièvre, vous pouvez vous procurer des patchs en pharmacie pour en réduire la durée sans avoir besoin de consulter. Éventuellement, s’il y a des difficultés à réduire la durée et la fréquence des poussées, le dermatologue pourra être consulté en seconde intention.

Image 3D du Herpès Simplex Virus (HSV-1)

Image 3D du Herpès Simplex Virus (HSV-1)

Crédit : Thomas Splettstoesser Wikipedia Licence CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/

Quelles sont les complications de l'herpès labial ?

Il est rare que les poussées d’herpès créent des complications, mais cela n’est pas impossible. Ainsi, les lésions de l’herpès, quand elles sont très importantes, peuvent laisser pénétrer une bactérie dans la peau et créer un impétigo. Cette infection de peau est généralement causée par le streptocoque du groupe A ou le Staphylococcus aureus (staphylocoque doré).

Le panaris herpétique

L’herpès peut également causer le panaris herpétique, une infection cutanée distale du doigt provoquant plusieurs symptômes douloureux tels que gonflement, inflammation et rougeurs. Bien qu’il reste très rare, le panaris herpétique est plus fréquent chez les professionnels de santé.

L’herpès oculaire

Enfin, il arrive, très rarement, que le virus de l’herpès migre jusqu’à l’œil et provoque un herpès oculaire. Les personnes sujettes aux crises herpétiques devraient rapidement consulter un ophtalmologue en cas de symptômes semblables à la conjonctivite (rouleurs, sensibilité à la lumière), associée à une sensation de grain de sable dans l’œil. Il ne faut pas hésiter à consulter en urgence si une perte de vue se fait ressentir.

Herpès labial : quels sont les examens et analyses à faire ?

Le diagnostic de l’herpès labial se fait cliniquement : le médecin reconnaît facilement les boutons de fièvre à l’œil nu. Aucun examen n'est nécéssaire. En revanche, si les récidives sont fréquentes, guérissent mal ou ne répondent pas aux antiviraux, une recherche d’immunodépression (VIH) sera alors faite. Il peut y avoir un examen de laboratoire (cytodiagnostic de Tzanck, voire PCR) si l’infection est particulièrement grave, si le patient est immunodéprimé ou s’il s’agit d’une femme enceinte.

Dans le cas de la femme enceinte, celle-ci devra informer son gynécologue de la présence du virus pour qu’il prenne toutes les précautions nécessaires afin de ne pas contaminer le nourrisson.

Comment traiter l'herpès labial ?

Les médicaments

Aujourd’hui, on n’a pas les moyens d’éliminer le virus : on ne peut donc pas guérir de l’herpès définitivement. Néanmoins, rassurez-vous : il est possible de réduire la durée de la poussée. Des soins locaux permettant d’empêcher la contamination, des antiviraux et éventuellement des antidouleurs pourront être prescrit. "Le traitement antiviral local doit être appliqué dès l’apparition de signes avant-coureurs (sensation de brûlure, picotements) afin qu’il soit le plus efficace", précise le docteur. Parmi les antiviraux contre l’herpès, on retrouve :

  • L’Aciclovir : il permet de bloquer la multiplication du virus et donc le nombre de cellules infectées. Cela va réduire la durée de poussée. Il peut parfois être administré par voie intraveineuse.
  • Le Valaciclovir, un promédicament de l’aciclovir, se prend par voie orale uniquement. Il permet le contrôle de l’herpès récurrent (généralement l’herpès génital) chez les personnes infectées par le VIH.
  • Le Foscarnet, lui, est utilisé en cas de résistance à l'aciclovir, mais s’utilise par voie intraveineuse seulement.

Les bonnes pratiques contre l’herpès

Pour que ces médicaments soient efficaces, il faut traiter très tôt, dès l’apparition du bouton d’herpès idéalement. En effet, plus vite le traitement est pris, moins longtemps durera la poussée. En cas de surinfection bactérienne locale, des antibiotiques locaux seront prescrits, mais uniquement dans ce cas-là – puisqu’ils n’ont pas d’effet sur des virus. "Dans tous les cas, on ne s’automédique jamais", insiste toujours le docteur Troalen. Particulièrement, il ne faut pas utiliser de crèmes à base de cortisone, car elles peuvent entraîner des complications.

Des patchs peuvent aussi être utilisés contre l’herpès labial. Ils ont une double action : celle d’accélérer la cicatrisation et réduire la formation de croûtes, tout en diminuant le risque de contaminer son entourage. Pour une meilleure efficacité, il ne faut pas enlever le patch avant qu’il tombe.

Les précautions à prendre

Avant toute chose, il faut bien garder en tête qu’une hygiène de vie rigoureuse est indispensable. Il est donc nécessaire de se laver toujours les mains avant d’appliquer un traitement. Il ne faut jamais gratter le bouton, et surtout ne pas arracher la croûte, au risque de voir la cicatrisation prendre beaucoup plus de temps.

En plus de ces recommandations, il est déconseillé de passer un produit alcoolisé sur les lésions. Le produit ne va faire qu’irriter votre peau et entretenir le virus. Enfin, il faut éviter de recouvrir le bouton de fièvre avec du maquillage, car cela retardera la cicatrisation.

Remèdes naturels

En complément des médicaments ou des patchs, des produits naturels peuvent aider à sécher le bouton et prévenir l'apparition de vésicules. Plusieurs choses permettent d’assécher le bouton plus rapidement : le vinaigre de cidre, le bicarbonate ou encore l’eau salée appliquée à l’aide d’un coton-tige. De plus, apposer un glaçon enveloppé dans un mouchoir serait également efficace pour stopper la poussée. Néanmoins, il vaut mieux toujours demander conseil à son médecin.

Comment prévenir l'herpès labial ou buccal ?

L’herpès étant une maladie qui touche une très grande majorité de la population mondiale, il n’y a pas de prévention possible. Cependant, si l’on est touché par le virus de l’herpès, il faut être le plus vigilant possible pour ne pas contaminer les autres. Afin d’éviter le plus possible les poussées, un traitement préventif comme l’Aciclovir ou le Valaciclovir peut être prescrit, particulièrement en cas de traitement corticoïde ou immunosuppresseur (qui augmentent le risque de poussées) ou d’intervention chirurgicale.

Sites d’informations et associations

Sites d’information

Site de l’Organisation mondiale de la Santé

Association

SOS Herpès : site d'informations, ressources et soutien sur l'herpès génital.

Sources

La page herpès labial du site de l’Assurance Maladie, consulté le 03/02/2020 :

"Diagnostic par détection virale et/ou sérologie des infections à virus herpès simplex et varicelle-zona dans le cadre mère-enfant", de la HAS, consulté le 04/02/2020 : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2016-05/rapport_hvzv_me_vd.pdf