Mise en garde sur des collyres potentiellement dangereux pour les enfants

Mise en garde sur des collyres potentiellement dangereux pour les enfants

L'Agence nationale de sécurité du médicament rappelle le risque plus élevé d'effets indésirables digestifs, cardiaques et neurologiques, chez les enfants lors de l'utilisation de collyres dits "mydriatiques", permettant de dilater la pupille. 

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L'utilisation de certains collyres chez les enfants peut être dangereuse. Dans un communiqué du 23 mars 2017, l'Agence nationale du médicament (ANSM) rappelle qu'ils présentent "plus de risques que les adultes de développer des effets indésirables généraux après l’instillation d’un collyre mydriatique, du fait d’un passage systémique potentiel". Utilisés pour dilater la pupille ou en cas de cycloplégie (paralysie du muscle oculaire l'empêchant d'accomoder de près), ces collyres peuvent agir au niveau digestif, cardiaque et du système nerveux central . " Des cas graves d’effets indésirables, parfois mortels, ont été rapportés chez des enfants ayant reçu des collyres mydriatiques ; la survenue de ces effets indésirables graves est souvent décrite dans le cadre d’une association de collyres mydriatiques" précise l'Agence.

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Appuyer sur l'angle interne de l'oeil pendant 1 minute

Par précaution, l'ANSM recommande :

- c hez le prématuré et le nouveau-né, d’adopter une grande prudence lors de l’administration de ces collyres, en raison notamment des risques digestifs (distension abdominale, iléus, occlusion) et des risques hémodynamiques

- chez tous les enfants, de ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné (respecter l’espacement recommandé entre les instillations)

- d’appuyer sur l’angle interne de l’œil pendant une minute pour occlure les points lacrymaux et d’essuyer sur la joue de l’enfant la partie du collyre administré qui s’y écoule, afin d’éviter tout risque d’ingestion, de limiter les effets systémiques, et, chez le prématuré, de prévenir le risque de passage au travers de la peau.

5 collyres concernés en France

Deux types de collyres peuvent être utilisés en ophtalmologie pour dilater la pupille ou effectuer une cycloplégie : les agents anticholinergiques et antimuscariniques ( atropine, cyclopentolate, tropicamide et homatropine) et les alpha-mimétiques (phényléphrine). En mars 2017, les médicaments commercialisés en France dans cette indication sont :

- Atropine collyre à 0,3%, 0,5% et 1% pour l’atropine ;

- Skiacol collyre 0,5% pour le cyclopentolate, contre-indiqué avant 1 an ;

- Mydriaticum collyre à 0,5% pour le tropicamide ;

- Isopto-Homatropine collyre à 1% pour l’homatropine ;

- Néosynéphrine collyres à 2,5%, 5% et 10% pour la phényléphrine.

A noter : la phényléphrine collyre 10% est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 12 ans ; l’atropine collyre 1% est réservée aux adultes et adolescents de plus de 12 ans.

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