Spondylarthrite ankylosante

Spondylarthrite ankylosante : Définition

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme chronique, caractérisée par une inflammation qui touche essentiellement la colonne vertébrale. Elle peut également toucher les articulations (on parle d’arthrite [1]), ainsi que les tendons et/ou les ligaments. L’inflammation se manifeste par des douleurs nocturnes associées à une raideur qui prédominent la nuit et le matin au réveil.

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La spondylarthrite ankylosante est responsable en l’absence de traitement d’un enraidissement progressif de la colonne vertébrale et des articulations et des déformations et des destructions articulaires rendant difficile les gestes de la vie quotidienne. D’où la nécessité de traiter précocement.

[1] ce terme définit une inflammation de l’articulation sans préjuger de la cause initiale (infectieux, micro cristallin, rhumatisme inflammatoire), l’arthrite se traduit par des douleurs, un aspect rouge, chaud et gonflé de l’articulation.

Spondylarthrite ankylosante : Causes

Actuellement l’origine de la spondylarthrite ankylosante n’est pas connue. Il s’agit d’une maladie plurifactorielle : son apparition serait due à des facteurs extérieurs (probablement infectieux) survenant chez des personnes prédisposées (c’est à dire sur un terrain génétique particulier).

Le mécanisme d’action de la maladie fait intervenir une inflammation qui touche surtout les articulations du bassin et les ligaments qui entourent les vertèbres. Cette inflammation peut provoquer une ossification des ligaments à l’origine de la raideur de la colonne vertébrale, risquant ainsi de souder progressivement les vertèbres entre-elles.

Spondylarthrite ankylosante : Symptomes

La spondylarthrite ankylosante touche souvent les hommes jeunes (18-35 ans), plus rarement les femmes. Les manifestations clinique sont multiples.

Ce sont typiquement des douleurs vertébrales survenant le plus souvent la nuit non calmée par le repos avec au réveil un enraidissement important de l’ articulation .Il existe souvent des douleurs fessières à bascule. C’est à dire qu ‘elles surviennent d’un côté puis de l’autre.

Les autres articulations touchées sont les hanches ,les genoux et celles des doigts et des orteils.Il existe très souvent une inflammation du talon.

La spondylarthrite ankylosante touche aussi d’autres organes comme :- la peau : psoriasis- l’œil : uvéite- les intestins : diarrhées et douleurs abdominales- le cœur : troubles du rythme , lésions valvulaires- le poumon.

Quelles maladies sont proches ?

Les principaux diagnostics qui doivent être éliminés sont : les arthrites d’origine infectieuse, les arthrites micro cristallines, les autres spondylarthropathies et enfin d’autres rhumatismes inflammatoires notamment la polyarthrite rhumatoïde.

Spondylarthrite ankylosante : Prévention

Il n’est actuellement pas possible de prévenir son apparition.

Spondylarthrite ankylosante : Examens

Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante repose sur des arguments cliniques, radiologiques et biologiques.

On réalise des radiographies de la colonne vertébrale et des clichés du bassin et des articulations périphériques douloureuses.

Un scanner du bassin peut être réalisé pour confirmer l’atteinte du bassin souvent non visible à la radio.L’IRM peut s’avérer utile. En effet le diagnostic de certitude de spondylarthrite repose sur l’apparition des signes radiologiques caractéristiques souvent d’apparition tardive 1 à 2 ans après le début de la maladie. Plus le diagnostic est précoce plus on limite la destruction des articulations. L’imagerie par résonance magnétique nucléaire, ou IRM, permet de raccourcir considérablement ce délai. De plus, son absence d’irradiation permet son utilisation chez le sujet jeune comme chez la femme enceinte (sans injection de produit).

On recherche à la prise de sang un syndrome inflammatoire.

Enfin lorsqu’une articulation est gonflée et douloureuse, on effectue une ponction du liquide à l’aide d’une fine aiguille intramusculaire pour l’analyser .

Spondylarthrite ankylosante : Traitements

Les principaux objectifs du traitement sont lutter contre la douleur et l’inflammation et de prévenir les éventuelles complications décrites précédemment.

Dans tous les cas, la prise en charge de la maladie doit être pluridisciplinaire.

Traitements de la spondylarthrite ankylosante

symptomatiques

anti-douleur anti-inflammatoires et corticoïdes : ils luttent contre la douleur et l’inflammation .

de fond

Ils n’agissent pas immédiatement sur la douleur et l’inflammation. Délai d’action 3 à 4 semaines. Ils permettent de diminuer la consommation de médicaments antalgiques et luttent contre l’inflammation au long cours.Une nouvelle génération de traitement de fond est arrivée, avec l’avènement des biothérapies. C’est en particulier les anti-TNF alpha qui ont une plus grande rapidité d’action que les traitements de fond « classiques ». Ils limitent la destruction articulaire et améliore la qualité de vie des patients. C’est le rhumatologue qui décide d’utiliser ce produit ou non.

locaux

infiltration des articulations touchées par des corticoïdes

Traitements physiques

La kinésithérapie est fondamentale. Elle permet de prévenir les raideurs articulaires. Il faut faire des exercices quotidiennement. L’ergothérapie adapte l’environnement à un éventuel handicap existant. Des orthèses peuvent être réalisées : ce sont des attèles en plastique moulées sur les articulations, permettant d’éviter les déformations

Traitement chirurgical

La chirurgie peut être utile dans certains cas.

Une prise en charge psychologique peut s’avérer nécessaire au cours d’une maladie longue source d’éventuels handicaps dans la vie quotidienne.

Les cures thermales peuvent être d’un bon apport.

Conseils pratiques

Les personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante doivent mener une activité professionnelle et sociale normale, en dehors des périodes de poussées douloureuses. Au cours d’une poussée du rhumatisme on préconise la mise au repos de l’articulation concernée.

La pratique du sport n’est pas contre-indiquée si celle-ci se fait non pas dans un esprit de compétition mais en complément des exercices mis au point avec le kinésithérapeute. De plus discutez avec votre kinésithérapeute et votre ergothérapeute des meilleurs moyens d’économiser vos articulations et d’adapter votre environnement à votre éventuel handicap.

La grossesse ne présente aucun risque ni pour la maman, ni pour le bébé, toutefois certains médicaments prescrits au cours de la spondylarthrite ankylosante doivent être stopper au cours de la grossesse. Il est donc important de signaler à votre médecin toute grossesse en cours ou désirée.

Il n’y a pas d’indication à suivre un régime alimentaire particulier.

La spondylarthrite ne fait pas partie des maladies prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale. Toutefois fonction de la gravité et de l’évolutivité de la maladie, votre médecin peut en faire la demande au médecin conseil de la Sécurité Sociale.

Spondylarthrite ankylosante : Evolution

L’évolution de la spondylarthrite ankylosante est différente d’une personne à une autre et difficilement prévisible. Toutefois fonction des deux grands modes de présentation de la maladie, on distingue deux types de complications :

Les malades ayant essentiellement une atteinte de la colonne vertébrale et des articulations du bassin, risquent de voir apparaître en l’absence de traitement, une raideur du rachis secondaire à une soudure des vertèbres entre-elles (on parle d’ankylose).

Les malades ayant des atteintes prédominant sur les articulations des membres risquent d’avoir en l’absence de traitement une destruction et une ankylose de l’articulation.

En dehors des articulations et des ligaments, la spondylarthrite ankylosante peut toucher d’autres organes, tels que l’œil, le cœur et le poumon. L’évolution de la maladie se fait par des épisodes de poussées, entrecoupées de périodes de rémissions plus ou moins complètes. Traitée précocement la maladie évolue plus lentement et peut se stabiliser.

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