Priapisme

Priapisme : Définition

Le priapisme est une érection brutale et prolongée du pénis qui dure plusieurs heures et que le sujet ne parvient pas à contrôler, indépendamment de son excitation sexuelle. Cette maladie touche 1,5 homme sur 100 000 et doit être traitée en urgence car elle peut entraîner une impuissance définitive.

Publicité
Le phénomène de l’érection est contrôlé par des facteurs hormonaux et nerveux. La sécrétion de testostérone permet le contrôle hormonal. Sans elle, les érections seraient difficiles, voire impossibles. Par ailleurs, il existe deux rameaux nerveux partant de la moelle épinière et allant jusqu’à la verge. Ces rameaux appartiennent au système nerveux sympathique ou parasympathique. Lorsque le pénis est au repos, le système sympathique émet des influx nerveux dans les fibres musculaires, de l’adrénaline et de la noradrénaline sont produites. Ce mécanisme engendre la flaccidité de la verge. Lorsque le pénis est stimulé, la sécrétion d’adrénaline est interrompue et le système parasympathique dilate les artères, donnant lieu à une érection.

Priapisme : Causes

Le priapisme est dû à une insuffisance du drainage du sang qui remplit les corps caverneux, maintenant le pénis en érection. Celle-ci peut être due à diverses causes psychiques ou médicamenteuses (héparine, neuroleptique), à l'injection intra-caverneuse d'une forte dose de médicaments destinée à provoquer une érection (traitement de l'impuissance) ou à certaines maladies (leucémie, cancer, insuffisance rénale...).

Priapisme : Symptomes

Le symptôme flagrant du priapisme est une érection continue qui dure des heures, ce qui inquiète le sujet. Contrairement à une érection normale, la verge n’est pas raide malgré son apparence. Seul le corps caverneux autour du canal de l’urètre est dur, le gland et le reste du pénis sont souples. Les premières douleurs apparaissent après quelques heures et le sujet ne peut pas uriner.

Priapisme : Traitements

Si une érection se prolonge anormalement, un médecin doit être consulté. Le sujet sera transporté aux urgences, on le soumettra à une anesthésie locale afin d’aspirer le sang du corps caverneux. Des injections de pseudoéphédrine peuvent être effectuées en complément. Si cela s’avère insuffisant, l’intervention chirurgicale s’imposera (shunts distaux et shunts proximaux). Il s’agira de faire passer le sang des corps caverneux rigides dans le corps spongieux.

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité