Insuffisance rénale chronique

Insuffisance rénale chronique : Définition

L'insuffisance rénale chronique (IRC) est synonyme de déclin progressif et irréversible de la fonction rénale. Elle est souvent une complication du diabète de type 1 et 2, de l'hypertension artérielle et d'autres maladies rénales.

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Chaque minute, les reins filtrent environ 1 litre de sang, et produisent l'urine pour éliminer les déchets du corps (empêchant ainsi l'accumulation de toxines dans le sang). Ils fabriquent également des hormones qui interviennent sur d'autres fonctions du corps, comme la production de globules rouges et la régulation de la pression artérielle. Ils régissent aussi la concentration de certains minéraux (potassium, calcium, sodium...) et la quantité d'eau dans l'organisme.

En cas d'insuffisance rénale chronique, les reins fonctionnant de plus en plus difficilement, les produits du métabolisme et l'eau sont de moins en moins filtrés et s'accumulent dans le sang, créant d'importants déséquilibres dans l'organisme.

La progression de la maladie est généralement lente. Il n'y a presque aucun symptôme au cours des premières années, car les reins s’adaptent et compensent leur perte de fonction. Certains patients ne prennent connaissance de leur pathologie que lorsque leurs reins sont à près de 20% de leur capacité normale. C'est à ce moment que les troubles débutent.

Trois millions de personnes en France seraient touchées, la majorité ignorant l'existence de leur maladie.

Insuffisance rénale chronique : Causes

Les causes sont nombreuses. L’insuffisance rénale chronique peut être provoquée par des maladies rénales en général peu fréquentes comme la maladie polykystique des reins, le lupus, un durcissement des artères qui peut endommager les vaisseaux sanguins des reins, des infections urinaires à répétition, des calculs rénaux fréquents, une anomalie anatomique congénitale qui gêne les voies urinaires, une intoxication médicamenteuse due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, lithium ou les produits de contraste iodés par exemple.

Elle peut être également la conséquence d’affections comme le diabète (type 1 et 2) et l’hypertension artérielle. Ces maladies endommagent les vaisseaux sanguins, notamment à l'intérieur des reins.

Insuffisance rénale chronique : Symptomes

Il n'y a presque aucun symptôme de la maladie au cours des premières années, car les reins s’adaptent et compensent leur perte de fonction. Certains patients ne prennent connaissance de leur pathologie que lorsque leurs reins sont à près de 20% de leur capacité normale. Une fatigue peut être la seule manifestation de la maladie pendant longtemps. Une fois la maladie avancée, des troubles peuvent se manifester comme un oedème au niveau des pieds, des chevilles, des jambes ou des paupières, une douleur à la miction et une diminution du volume des urines, des mictions plus fréquentes surtout la nuit, une hypertension artérielle, une urine mousseuse, trouble ou de couleur foncée, des nausées, des diarrhées et des vomissements.

On retrouve aussi un amaigrissement, une perte d'appétit, un mauvais goût en bouche ou une mauvaise haleine, des maux de tête, des troubles du sommeil, des douleurs dans le milieu et le bas du dos ou sur les côtés du bassin, des crampes, des démangeaisons persistantes, un essoufflement, des douleurs osseuses, des crises de goutte, des infections urinaires, une soif excessive.

L'anémie provoquée par l'insuffisance rénale (la moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges, nécessaires au transport de l'oxygène dans le sang du fait de la diminution de la fabrication d'une hormone par les reins: l'érythropoïétine) provoque une pâleur jaunâtre.

Lorsque l'insuffisance rénale s'aggrave au fil du temps, des toxines s'accumulent dans le sang et une confusion mentale peut se produire.

Insuffisance rénale chronique : Prévention

Dans certains cas, la maladie est impossible à prévenir. Cependant, certaines causes comme le diabète (type 1 et 2) ainsi que l’hypertension artérielle peuvent être maîtrisées. Un bon contrôle avec un traitement adapté de ces maladies diminue grandement le risque d’évolution vers l’insuffisance rénale.

L'abus de médicaments (anti-inflammatoires non stéroïdiens, lithium, produits de contraste iodés...) qui peut entraîner la pathologie, peut être également évité, y compris ceux vendus sans ordonnance comme l'aspirine®, l'ibuprofène®...

Un traitement adapté des infections urinaires ou de toute autre affection urinaire réduira considérablement le risque de voir apparaître une complication.

Si vous êtes une personne à risque, il est conseillé d'être suivi régulièrement par son médecin et de pratiquer des examens sanguins et urinaires pour dépister tout problème rénal.

Insuffisance rénale chronique : Examens

Suite à un interrogatoire, le médecin demandera un examen sanguin et d'urines. Il pourra prescrire des examens complémentaires comme une radiographie ou une échographie qui permettent de mettre en évidence une diminution de la taille des reins.

Si vous êtes déjà suivi pour un diabète ou une hypertension artérielle, ces bilans sont régulièrement conseillés.

Il arrive que le diagnostic d'insuffisance rénale chronique se fasse parfois au cours de la surveillance d'une autre maladie.

Insuffisance rénale chronique : Traitements

Le traitement peut ralentir ou même stopper sa progression, mais ne guérit pas l'insuffisance rénale chronique. On traite en priorité la maladie à l’origine de l’insuffisance rénale, comme l'hypertension ou le diabète. L’insuffisance rénale en elle-même est traitée en parallèle.

Le traitement de celle-ci consiste souvent en une modification du régime alimentaire avec une réduction de l'apport en protéines (pour ralentir l'accumulation de déchets dans le sang), de phosphore (produits laitiers...), de sodium (contenu dans le sel), en gras. Le médecin peut aussi demander une réduction de la consommation de liquides (eau, thé, café, jus, lait...) et la limiter à 1,5l par jour.

Lorsque le régime alimentaire ne suffit plus à contrôler les déséquilibres provoqués par l'insuffisance rénale, certains médicaments sont proposés comme la vitamine D pour contrôler le phosphore par exemple. Un traitement peut être proposé pour maintenir les globules rouges sanguins à un certain taux et éviter l'anémie, un autre pour faire uriner 'l'excès d'eau' présente dans le corps.

Quand ces traitements ne suffisent plus, la dialyse est prescrite à domicile ou à l'hôpital (2 techniques existent: l'hémodialyse et la dialyse péritonéale). Cette dernière joue un rôle de filtre artificiel et sert à éliminer les toxines et les excès de liquide dans le sang.

Pour certains patients, la dialyse n'est pas suffisante, et une greffe rénale est la dernière chance pour espérer survivre. Le rein peut provenir d'un donneur vivant (un parent compatible), ou d'une personne qui vient de décéder.

Insuffisance rénale chronique : Evolution

Aux stades très évolués de l'insuffisance rénale chronique (terminale), la vie des patients est menacée. Des traitements dit de substitution tels que la dialyse (souvent contraignante), ou la transplantation rénale deviennent nécessaires.

La greffe est la seule solution qui permet de retrouver une vie pratiquement normale. Il faudra cependant prendre régulièrement et sans interruption un traitement immunosuppresseur.

Chaque année, ce sont environ 7 000 nouveaux patients qui arrivent au stade de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT).

Insuffisance rénale chronique : Sources

Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux

Ministère de la santé

Vulgaris médical

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