Corps étrangers intra-bronchique

Corps étrangers intra-bronchique : Définition

Par inhalation d’un corps étranger intra bronchique, on entend le passage dans les voies aériennes (trachée, poumons...) d’un objet (cacahuète, morceau de prothèse dentaire...) à l’occasion d’une fausse route.

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L’inhalation d’un corps étranger survient moins de 1000 fois/an en France. C’est un accident qui survient préférentiellement chez le petit enfant (entre 6 mois et 3 ans) et chez le vieillard.

La nature des corps étrangers inhalés est variable : le plus souvent alimentaire (cacahuète, tige d’arbuste, ...), mais on trouve également des corps étrangers métalliques, des objets en matière plastique (jouets) et des dents.

Corps étrangers intra-bronchique : Causes

Chez le petit enfant, c’est la prise d’un objet par inadvertance avec fausse route, par immaturité du carrefour entre la voie digestive et la voie aérienne.

Chez l’adulte, d’autres facteurs peuvent être retrouvés : trouble de la conscience, alcoolisation aiguë, certaines maladies neurologiques, soins dentaires sous anesthésie locale.

La localisation du corps étranger dépend de sa taille et de la position du sujet au moment de l’inhalation.

En général, le corps étranger va descendre le long de la trachée pour se loger dans le poumon droit.

Corps étrangers intra-bronchique : Symptomes

L’inhalation d’un corps étranger chez un enfant peut être évidente quand les parents assistent à l’accident : soudainement, l’enfant présente une toux violente, il devient bleu et sa respiration devient rapide et bruyante.

Parfois, l’inhalation du corps étranger est passée inaperçue. C’est la découverte d’une toux récente ou persistante, d’un essoufflement, d’une respiration bruyante, de pneumonies (infections du poumon) répétées dans la même partie du poumon ou d’une anomalie sur la radiographie thoracique qui permet de suspecter le diagnostic.

Chez l’adulte, l’inhalation peut être méconnue quand le sujet est inconscient ou passer inaperçue chez le vieillard toussant de manière systématique lors de chaque repas à l’occasion de fausses routes.

Maladies dont les symptômes sont proches ?

Certaines affections peuvent mimer un corps étranger inhalé : l’asthme, cancer pulmonaire, laryngite, ou même une réaction allergique touchant la gorge (œdème de Quincke).

Corps étrangers intra-bronchique : Prévention

Essentiellement en empêchant l’accès aux enfants de moins de 3 ans à des aliments comme les cacahuètes ou à des petits objets en plastique...

Restez prudent en cas de trouble de la déglutition lors de la prise des aliments.

En cas de doute sur l’existence de fausses routes, une méthode simple est de voir s’il existe une toux au décours immédiat de l’ingestion d’un verre d’eau.

Corps étrangers intra-bronchique : Examens

Le diagnostic repose avant tout sur la visualisation d’une fausse route, suivie d’une quinte de toux et de difficultés respiratoires. La radiographie pulmonaire peut retrouver soit le corps étranger s’il est opaque, soit des signes accompagnant le corps étranger : pneumonie, réaction inflammatoire.

Dans tous les cas, la fibroscopie bronchique est essentielle, permettant de préciser l’origine, la localisation du corps étranger et constitue surtout le seul moyen d’extraire le corps étranger.

Corps étrangers intra-bronchique : Traitements

Il ne faut jamais secouer un enfant la tête en bas car on risque de bloquer le corps étranger et d’aggraver l’asphyxie. Faites le 15 (SAMU).

Il est important d’administrer de l’oxygène, de faire le diagnostic et d’extraire le corps étranger par fibroscopie bronchique.

Parfois, l’utilisation d’antibiotique ou de cortisone est également indiquée.

Que devez-vous faire ?

En cas d’asphyxie, Faites le 15 SAMU.

Ne jamais secouer un enfant la tête en bas.

Rester calme, trouver la position qui permet la meilleure respiration (souvent, c’est la position spontanément adoptée par le patient, qu’il faut à tout prix respecter).

La manœuvre de Heimlich se pratique en exerçant une pression brutale sur la partie haute de l’abdomen, visant à augmenter de manière brutale la pression dans la cage thoracique.

Elle provoque ainsi le rejet du corps étranger par l’air brutalement chassé des poumons. Elle peut être dangereuse et ne sera tentée qu’en cas d’asphyxie très grave.

En pratique, le sauveteur se place derrière le patient, pose ses mains sur l’estomac de celui-ci et appuie fortement pour tenter d’expulser le corps étranger inhalé.

La fibroscopie bronchique doit être préférée dans tous les cas.

Août 2006

en savoir plus : fiche sur les corps inhalés par les voies aériennes supérieures dans un site médical universitaire de Grenoble

Corps étrangers intra-bronchique : Evolution

Il existe un risque d’asphyxie en cas d’obstruction complète du larynx ou de la trachée, et le degré d’urgence dépend de la tolérance.

Parfois, en cas d’inhalation d’un corps étranger passée inaperçue, l’évolution peut se faire vers un abcès du poumon, des crachats de sang, des pneumonies récidivantes.

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