Somnifères : ils augmenteraient le risque de fracture de la hanche

Somnifères : ils augmenteraient le risque de fracture de la hanche©iStock

Ces médicaments, souvent prescrits contre les troubles du sommeil, pourraient doubler le risque de fracture de la hanche chez les personnes de plus de 65 ans. Explications.

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Ils sont souvent prescrits pour faciliter le sommeil mais quels sont leurs risques pour la santé ? Des chercheurs en médecine, en psychiatrie et en neuroscience du King’s College London et de la Cardiff University (Royaume-Uni) alertent sur l’existence d’un lien entre médicaments hypnotiques et fracture de la hanche.

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Deux à trois fois plus de factures de hanche avec les hypnotiques

Parmi ces hypnotiques, les chercheurs pointent du doigt les benzodiazépines (Lexomil®, Tranxène®, Valium® ou Xanax®) mais aussi les cyclopyrrolones , plus connus sous le nom de "Z-drugs"(Imovane®, Zopiclone® ou Stillnox®), souvent plus prescrits que les benzodiazépines. "Notre étude montre que ces deux familles de médicaments semblent augmenter de manière significative le risque de fracture de la hanche quand elles sont prescrites en traitement de première intention ", révèle le docteur Ben Carter, co-auteur de ces recherches et cité dans un communiqué EurekAlert!. En effet, l’étude, parue dans le journal Plos One, montre que les nouveaux utilisateurs de ces hypnotiques âgés de plus de 65 ans présentaient des taux de fracture deux à trois fois plus élevés par rapport aux personnes ne prenant pas ces médicaments.

Pertes d’équilibre et somnolence à l’origine des fractures

Mais comment expliquer un tel lien ? Les hypnotiques utilisés comme somnifères pourraient, selon les chercheurs, être à l’origine de somnolences , d’ allongement des temps de réaction et de pertes d’équilibre . Autant de comportements favorisant les chutes et, a fortiori , les fractures de la hanche, une zone souvent fragile chez les plus de 65 ans. "Des mesures cliniquement efficaces, telles que des entraînements pour contrer les fragilités, l’élimination des dangers à la maison, la correction visuelle et la vérification des traitements sont également nécessaires pour diminuer le risque de fractures de la hanche, en particulier pendant les premiers jours d’utilisation", propose enfin le docteur Carter.

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