Des antidépresseurs qui augmentent le risque de troubles bipolaires

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Une récente étude souligne, données médicales à l'appuie, que chez certains patients sous traitement antidépresseurs, des troubles bipolaires peuvent se manifester pour la première fois.

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© FotoliaLes antidépresseurs ne sont pas sans danger. Si les mises en garde contre ces médicaments sont très nombreuses pour de multiples raisons, une nouvelle étude parue dans le British Medical Journal vient de démontrer leur risque en cas de prise trop longue. Ces derniers seraient en effet liés à un risque accru de troubles bipolaires ou maniaques. Les médicaments particulièrement en cause sont les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine (ISRS) et la venlafaxine.

Les chercheurs fondent leurs conclusions sur des dossiers médicaux de plus de 21 000 adultes traités pour une dépression majeure. Ils ont examiné les diagnostics de troubles bipolaires à la suite d'un diagnostic initial de dépression. Ce rapprochement des donnés a montré que 994 patients ont par la suite été diagnostiqués bipolaires, soit une incidence de 10,9 cas pour 1000 patients. Le risque le plus important a été observé chez les patients âgés de 26 à 35 ans, avec une incidence de 12,3 patients sur 1000 patients.

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Un "révélateur" d'un trouble sous-jacent ?

Une analyse plus poussée a permis de découvrir que la prévalence des cas est particulièrement associée au type de médicament. Ainsi, les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine (ISRS) et la venlafaxine représentent un risque de 35%. Les chercheurs ne sont pas encore parvenus à expliquer ce lien de cause à effet, mais estiment que les antidépresseurs agissent indirectement comme un stimulus pour faire surgir un état de bipolarité ou maniaque latent, et ce peu importe les autres facteurs de risqu

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"Mais indépendamment du diagnostic ou de l'étiologie sous-jacente, l'association entre la thérapie antidépresseur et la folie souligne l'importance de considérer si une personne qui se présente avec la dépression pourrait être à risque de futurs épisodes maniaques", expliquent les chercheurs. Si le risque absolu de développer un trouble bipolaire est faible, ils appellent néanmoins à plus de vigilance chez les patients qui présentent certains facteurs de risque comme des antécédents familiaux de troubles bipolaires ou un jeune âge.
âge.

Vidéo. La dépression

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