Ce médicament contre l’hypertension n’est désormais plus remboursé

Ce médicament contre l’hypertension n’est désormais plus remboursé©Fotolia

Un médicament fréquemment prescrit pour réduire la pression artérielle vient de perdre son remboursement. Pourquoi ? Par quoi le remplacer ? Medisite fait le point.

Publicité
Publicité

Si vous souffrez d’hypertension, vous prenez peut-être un médicament à base d’olmésartan. Mais depuis le 2 janvier 2017, ce type de traitement n’est plus remboursé par la sécurité sociale. Les médicaments concernés sont l’Olmetec®, le CoOlmetec®, le Sevikar®, l’Alteis®, l’Alteisduo® et l’Axeler®.

Publicité

Faible efficacité et effet indésirable grave

Mais pourquoi une telle mesure ? Les médicaments à base d’olmésartan sont des médicaments de cardiologie appartenant à la classe des "sartans" et prescrits contre l’hypertension artérielle. S’ils permettent bien d’abaisser la pression artérielle, ils n’auraient en revanche aucune efficacité pour réduire le nombre d’évènements cardiovasculaires (infarctus et accident vasculaire cérébral ou AVC), contrairement aux autres substances de la même classe, selon la Haute Autorité de Santé (HAS). Cette dernière a en effet annoncé la mise en place d’un déremboursement en mars 2016.
Non seulement l’efficacité de l’olmésartan serait faible mais, en parallèle, il a été observé que cette substance entraine des effets indésirables graves au niveau des intestins (entéropathies). Ces maladies se traduisent par des diarrhées, des douleurs abdominales intenses et des pertes de poids, et sont dénoncées par la revue médicale indépendante Prescrire depuis 2013. "Cet effet indésirable leur est spécifique. C’est pourquoi il n’est plus justifié de les rembourser au titre de la solidarité nationale", justifie enfin la HAS.

Des alternatives "efficaces, mieux tolérées et remboursables"

En décidant de dérembourser l’olmésartan, la HAS incite les médecins à prescrire d’autres antiypertenseurs "efficaces, mieux tolérés et remboursables". Ceux-ci peuvent également appartenir à la classe des "sartans", comme le candésartan, l’eprosartan, l’irbésartan, le losartan ou encore la valsartan. La HAS rappelle cependant qu’il ne faut pas arrêter brutalement un traitement par olmésartan et qu’il faut impérativement consulter un médecin pour changer de traitement.

Vidéo. La tension artérielle en images

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité
Publicité