Cancer des testicules : un gène du bronzage serait impliqué

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Selon une étude anglophone, la mutation du gène "p53" augmenterait le risque de développer un cancer des testicules, tout en facilitant le bronzage.

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genep© Fotolia C'est une découverte plutôt étonnante que viennent de faire le Dr Douglas Bell, du National Institute of Environnemental Health Science (Etats-Unis), et le Dr Gareth Bond, de l'Université d'Oxford (Angleterre). Ils ont en effet montré qu'une même mutation génétique serait impliquée à la fois dans le développement du cancer des testicules et dans le phénomène de bronzage.
Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs sont partis de l'étude sur un gène participant à réguler la multiplication des cellules germinales qui reproduisent les spermatozoïdes. Les analyses ADN ont révélé qu'une variation du gène multipliait par 3 le risque d'une prolifération incontrôlée des cellules germinales et du cancer des testicules. Mais le second effet de la mutation du gène se traduit par l'augmentation de la mélanine, cette protection pigmentaire contre le rayonnement ultraviolet (UV). La peau serait alors mieux prémunie contre le soleil et le cancer de la peau.

Un gène déterminant beaucoup de différences entre les hommes

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Ce variant du gène du bronzage est beaucoup plus présent chez les Causasiens (80%) que chez les Africains (24%). Sa mutation pourrait être destinée à protéger la peau claire des premiers, plus vulnérables aux effets néfastes des UV. Par ailleurs, cette plus forte incidence de la mutation génétique chez les Caucasiens pourrait expliquer pourquoi le cancer du testicule est 4 à 5 fois plus fréquent chez eux que chez les Africains, comme le souligne le Dr Bond.

"Nous en avons appris un peu plus sur l'action de p53, un gène suppresseur de tumeur crucial. Il est trop tôt pour dire en quoi cela pourrait être bénéfique aux patients atteints de cancer dans le futur, mais c'est sans aucun doute un complément important à notre compréhension de l'évolution du cancer", conluent les chercheurs.

Source : A Polymorphic p53 Response Element in KIT Ligand Influences Cancer Risk and Has Undergone Natural Selection, Cell , 10 octobre 2013

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