5 préjugés sur la sieste Adobe Stock
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« La qualité du sommeil concerne tout le monde », les Dr Jérôme Lefrançois et Véronique Deschamps ont débuté leur livre « Les erreurs qui vous empêchent de dormir », publié aux éditions Alpen, de la manière la plus concise et efficace qui soit.

Et pour preuve : véritable moment pour soi, le sommeil permet d’engager une récupération globale de l’organisme, autant sur le plan physique, que psychologique et même intellectuel. En observant une nette diminution de la dépense énergétique au moment de dormir, la science en a rapidement conclu que le sommeil jouait un rôle essentiel quant à la préservation de l’énergie de l’organisme.

De l’importance de la sieste dans la journée

« Connaître son sommeil et le comprendre, en faisant la distinction entre ce qui relève d’un sommeil normal et ce qui relève d’un problème de sommeil, permettra de savoir ce qu’il y à améliorer », ont expliqué les auteurs de l’ouvrage. Connaître et comprendre : c’est justement ce que les Dr. Lefrançois et Deschamps se sont employés à faire, partageant ainsi les fruits de leur savoir dans « Les erreurs qui vous empêchent de dormir ».

Mais, si l’utilité primordiale du sommeil au quotidien n’est plus à prouver, qu’en est-il réellement de la sieste ? Est-elle nécessaire mais surtout, est-elle vraiment efficace ? Les auteurs du livre sont pourtant clairs : « Dans la journée, il y a une porte du sommeil prépondérante : celle de l’heure de la sieste, vers 13-14 heures (…) elle est un besoin physiologique important, et trop souvent mal considérée en France ».

Entre sieste et dette de sommeil

Il est essentiel de bien dormir et de s’offrir un temps de sommeil considérable chaque nuit, dans l’idée d’octroyer à son corps le repos qu’il mérite. Toutefois, la dette de sommeil est vite arrivée et, si la sieste s’avère bénéfique à bien des égards, elle ne doit en rien justifier « un comportement qui rognerait délibérément sur le temps de sommeil », précisent les Dr. Lefrançois et Deschamps, avant d’ajouter : « Cependant, la sieste est un remède très efficace pour gérer la nécessité de récupérer de l’énergie dans la journée, et de rembourser une dette de sommeil ».

Sieste : les cinq préjugés qui l’entourent

De nombreux préjugés et à priori entourent la sieste, depuis toujours. Pas toujours considérée à la hauteur de sa vraie valeur, la sieste ouvre un débat mitigé. Dans leur ouvrage, les Dr. Lefrançois et Deschamps se sont occupés de déconstruire certaines idées reçues.

À commencer par le fait de dire qu’une sieste durant la journée, pourrait empêcher de dormir la nuit : Alors qu’une sieste doit idéalement durer entre 15 et 20 minutes, il n’est pas question de grignoter du temps de sommeil sur sa nuit. Non, la vraie sieste n’empêche pas de dormir lorsqu’il est l’heure de le faire car si elle dure au-delà de 20 minutes, il ne s’agit plus d’une sieste et, dans ce cas, le cycle de sommeil pourrait effectivement se voir perturber.

Il est plus simple de s’endormir la nuit lorsqu’on lutte durant la journée pour résister aux « coups de barre » : la réponse des spécialistes est… non. « Lutter active le corps, et stimule le système nerveux, ce qui est facteur de stress, et gêne l’endormissement le soir », ont-ils indiqué.

La sieste n’est pas recommandée, en cas d’insomnie : c’est faux, selon les auteurs du livre « Les erreurs qui vous empêchent de dormir ». Le moment de sieste va, au contraire, justement « donner l’occasion de respecter nos biorythmes et rééquilibrer la récupération mentale ».

La sieste peut être à l’origine de somnolences durant l’après-midi : n’ayez crainte, c’est faux. Si vous êtes somnolent à la suite d’une sieste, c’est qu’elle s’est avérée bien trop longue, ou bien que votre dette de sommeil persiste et prend le dessus. Selon les spécialistes en la matière, « si la sieste est courte, le réveil sera facile, et ensuite la vigilance en sera meilleure ».

Lorsqu’elle est trop longue, la sieste peut être une source d’insomnie : les auteurs de l’étude sont clairs. Oui, une sieste de plus de 20 minutes peut avoir un impact sur votre sommeil. Une sieste qui dure, c’est un cycle de sommeil profond qui s’engage et « c’est comme un acompte de sommeil à déduire sur la nuit qui suit ». Pour rappel, une sieste ne doit idéalement pas dépasser les 15 ou 20 minutes.

Les règles à respecter pour une sieste efficace

Pour le bien-être de votre organisme, vous aurez compris qu’une sieste peut s’avérer aussi efficace et bienfaitrice que réconfortante. Aussi, quelques règles sont à respecter pour pouvoir profiter des nombreux bienfaits qu’offre ce moment privilégié avec soi-même :

  • Ne pas dormir plus de 20 minutes, ce qui engagerait le cycle de sommeil profond : « 10 minutes sont souvent suffisantes », selon les spécialistes.
  • S’accorder des moments de sieste réguliers : « Plus on pratique la sieste et plus elle est efficace », ont argumenté les auteurs du livre.
  • Écouter son corps pour reconnaître les signaux et s’offrir ainsi une sieste au moment le plus favorable possible. « Elle se fait quand le besoin s’en fait sentir, lorsque surviennent tous ses signaux : lassitude générale, physique et mentale, bâillements, sensation de ralentissement, difficultés de concentration de l’esprit et du regard », ont conclu les experts en la matière.
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