Beurre ou huile : quel est le plus dangereux pour le cœur ?

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L’huile végétale ne serait pas plus efficace que le beurre pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires selon des chercheurs américains. 

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© FotoliaDepuis les années 1950, la recherche suggère un lien entre l’apport en graisses saturées comme le beurre et le décès par maladie cardiaque. Les organisations de santé publiques ont donc toujours prôné la consommation d’huiles de cuisson riches en omega 6 polyinsaturés : maïs, tournesol, pépins...afin de réduire le risque. Mais, selon une nouvelle étude, ces avantages ont été surestimés .

Cette étude a été menée par le National Institute of Health du Maryland et les universités de Caroline du Nord et de l’Illinois (Etats-Unis) Pour aboutir à ce résultat, les experts ont étudié plusieurs essais, dont celui du Minnesota Coronary Experiment (MCE) effectué entre 1968 et 1973 sur 9 423 participants d’hôpitaux psychiatriques ou de maisons de retraite.

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Un groupe a dû remplacer l’apport en graisse saturées (beurre) par de l’acide linoléique issu de l’huile de maïs ou de la margarine à l’huile de maïs polyinsaturée et l'autre non.

Un impact positif sur le cholestérol mais pas sur le coeur

Résultat : l’équipe d’huile de maïs a constaté une réduction significative du taux de cholestérol mais leur taux de mortalité s’est avérée plus élevée. Par ailleurs, il n’est ressorti de cette étude aucune preuve d'avantages en termes de maladies cardiaques.

"Les avantages du gras polyinsaturés sur les graisses saturées semblent un peu moins certains que nous le pensions. Nous savons que trop de cholestérol dans le sang peut augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires, y compris la crise cardiaque et l’AVC, ce qui explique pourquoi la gestion de notre taux de cholestérol est crucial. Cette étude montre que la diminution de votre consommation de graisses saturées peut avoir un impact positif en aidant à réduire le cholestérol. Cependant, des recherches et des études plus longues sont nécessaires pour évaluer si manger moins de graisses saturées peut réduire votre risque de décès cardiovasculaire", a de son côté déclaré Jeremy Pearson, directeur médical associé à la British Heart Foundation, selon le quotidien britannique.

Vidéo. L'infarctus du myocarde en images

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