L’homme de Florès aurait été trisomique et non une nouvelle espèce

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Lors de sa découverte, il y a 10 ans, il avait été décrit comme une nouvelle espèce. Mais de nouvelles études suggèrent qu’il s’agissait d’un homme moderne atteint de trisomie 21.

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L’homme de Florès était considéré comme "la plus importante découverte dans l’évolution humaine depuis 100 ans". Ses ossements avaient entrevoir l’existence d’une nouvelle espèce d’hominidés. Pourtant selon deux études, publiées dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, il ne s’agirait que d’une simple erreur d’analyse.

En 2004, des restes humains de plus de 15 000 ans ont été découverts sur l’île de Florès, au large de l’Indonésie. Au milieu des os fragmentés, un squelette se détachait. Après analyse, il ressort qu’il était de petite taille, avec un visage asymétrique et un crâne trois fois plus petit que celui d’un homme moderne. Ne trouvant aucune similitude avec les espèces connues, les chercheurs décrètent alors qu’il s’agit d’une nouvelle espèce et le baptisent Homo floresiensis, l’homme de Florès.

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Une maladie congénitale à l'origine de son physique particulier

Mais après de nouvelles analyses, il s’est révélé qu’il ne s’agissait que d’un homme moderne souffrant d’une anomalie congénitale. En effet, lors des premières recherches, des erreurs avaient été commises. L’évaluation de la taille du crâne était erronée. Bien que petite, elle restait dans les normes. "Sur près de 200 syndromes pour lesquels la microcéphalie (anomalie de la boite crânienne ndlr.) est un symptôme, plus de la moitié incluent une asymétrie du visage, et plus d’un quart incluent aussi une petite taille", précise l’étude.

De plus, l’estimation de la taille de l’homme de Florès était fausse également. Il aurait en réalité mesuré 1,26 m (et non 1,06 m). Une taille semblable à celle de certaines populations de la région. "La différence est significative et cette nouvelle apparence tombe dans la catégorie des hommes modernes atteints du syndrome de Down (trisomie 21) vivant dans la même zone géographique", a déclaré Robert Eckhardt, co-auteur des deux études.

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