Son érection dure 48 heures, il se fait amputer du pénis

Un Indien de 52 ans a dû subir une ablation du gland après que son pénis a commencé à se gangrener. En cause ? Une érection douloureuse et longue de 48 heures.

Messieurs, avoir une érection longue n'est pas forcément synonyme de plaisir. En Inde, cet homme de 52 ans en a fait les frais : comme l'explique le British Medical Journal Case Reports le 3 avril 2019, il a dû subir une ablation du gland après un début de gangrène, causée par une érection de 48 heures.

Priapisme : une intervention en urgence

Cette condition a un nom : le priapisme. Bien que rare - aux Etats-Unis, il y aurait 6,5 cas pour 100 000 habitants chaque année -, cette affection nécessite une intervention en urgence, au risque d'entraîner une dysfonction érectile irréversible. L'homme s'est rendu dans un premier hôpital, où il a subi un shunt caverno-spongieux, une opération visant à faire s'écouler le sang du pénis et ainsi le dégonfler. Les médecins lui ont ensuite posé un cathéter urinaire dans l'urètre ainsi qu'un pansement compressif autour du pénis.

Son gland gangréné, l'ablation s'est imposée

Mais le lendemain de l'intervention, les choses ont empiré : son gland est devenu noir, touché par la gangrène. Il a donc été transporté dans un autre hôpital, où les médecins lui ont retiré le cathéter urétral. Voyant que la situation ne s'améliorait pas, ils n'ont pas eu d'autres choix que de recourir à une ablation du gland. L'opération s'est déroulée sans encombre, et le patient n'a pas souffert de complications.

Selon les médecins, la gangrène a pu être provoquée par les poses du cathéter et du pansement compressif, qui doivent "être évitées en cas de priapisme". Ils précisent toutefois que cette complication est rare.

Priapisme : qui peut être touché ?

Le priapisme est défini comme la persistance involontaire d'une érection. Selon l'Association française d'urologie (AFU), cette maladie peu fréquente survient généralement :

  • après un rapport sexuel avec ou sans aide pharmacologique,
  • après une injection intracaverneuse d'alprostadil (médicament utilisé dans le traitement local de la dysfonction érectile),
  • chez les patients souffrant de drépanocytose.
Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source(s):

"Isolated glanular gangrene; a rare sequel of priapism". BMJ Case Reports. 3 avril 2019.

"Priapismes". AFU. 5 juillet 2013.

La rédaction vous recommande sur Amazon :