Deux cas de légionellose détectés dans le Rhône-Alpes

Publié le 21 Février 2019 par Claire Ménage, journaliste santé

Jeudi 19 février 2019, le quotidien Le Progrès a signalé selon certaines sources que deux cas de légionellose avaient été détectés dans la région Auvergne Rhône-Alpes.

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Dans un article publié le 19 février 2019, le quotidien Le Progrèsa révélé que deux personnes auraient contracté la légionellose à Saint-Chamond (Auvergne Rhône-Alpes), dans le secteur de La Chabure entre le 6 et 7 février dernier. "Les malades ne fréquentaient pas le même lieu", ajoute le journal. La légionellose est une infection respiratoire provoquée par des bactéries du genre Legionella. Elle a été reconnue pour la première fois en 1976 à l'occasion d'une épidémie survenue à Philadelphie lors d'un congrès d'anciens combattants de l'armée des USA, d'où le nom de "maladie du Légionnaire".

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Une maladie très contagieuse et potentiellement mortelle

Les médecins des secteurs de Saint-Chamond, Pélussin et Rive-de-Gier sont priés de rester vigilants. L’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes leur recommande de signaler tout diagnostic de cas de légionellose car potentiellement mortelle, la légionellose est une infection pulmonaire aiguë qui est très contagieuse. Elle atteint plus souvent les hommes âgés. Elle se manifeste sous la forme d’une pneumonie aiguë avec forte fièvre et toux et peut évoluer si elle n’est pas prise en charge rapidement vers une insuffisance respiratoire qui peut être mortelle. La contamination par ces bactéries se font via une prolifération dans les eaux stagnantes et les systèmes d’eau chaude et froide (20° à 50°C mais idéalement à 35°C). On les trouve surtout dans les appareils d’air conditionné, les humidificateurs etc. La transmission a généralement lieu par inhalation, sous forme d’aérosols ou de gouttelettes. Il n’y a donc pas de transmission entre personnes directement.

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Légionellose : les facteurs de risques

D’après les indications de l’Organisation Mondiale de la santé (ONU), l’incidence de la légionellose varie largement en fonction du niveau de surveillance et de notification. "Comme de nombreux pays ne disposent pas des moyens adaptés pour diagnostiquer l’infection ou n’ont pas de systèmes de surveillance suffisants, la fréquence véritable est inconnue".

Cependant, en Europe, en Australie et aux États-Unis d'Amérique, environ 10-15 cas par million d’habitants sont détectés par an. En 2014, 1348 cas de légionellose ont été notifiés en France dont 122 ont conduit à un décès, rapporte Ministère des Solidarité et de la Santé.

Sur l’ensemble des cas signalés, 75% à 80% ont plus de 50 ans et 60 à 70% sont des hommes.

Les autres facteurs de risque :

Certaines personnes sont plus sensibles : les immunodéprimés, les receveurs de transplantations, les cancéreux et les personnes sous corticoïdes.

Un retard dans le diagnostic et dans l’administration d’une antibiothérapie appropriée, l’âge croissant et la présence de maladies concomitantes sont autant de facteurs qui mèneront vers le décès.

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