Douleur au côté gauche : les organes potentiellement en cause

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLes douleurs abdominales du côté gauche peuvent avoir de multiples origines car plusieurs organes se situent dans cette zone. Certains symptômes associés peuvent orienter vers un diagnostic plus précis.
Sommaire

La partie gauche de l'abdomen située sous les côtes – également appelée hypocondre gauche – est le siège de plusieurs organes. Ces douleurs peuvent avoir de multiples origines et donner l'alerte de maladies plus ou moins graves.

Douleurs du ventre du côté gauche : quels sont les organes concernés ?

Les douleurs de l'hypocondre gauche peuvent avoir plusieurs causes. Dans cette partie du corps se trouve une partie du foie, de la rate et du pancréas. On retrouve également une partie du côlon, et le rein gauche se situe plus à l'arrière du dos sous les côtes.

C’est pourquoi il faut prendre en compte l'ensemble du tableau clinique (constipation, vomissement, ictère…) pour poser un diagnostic lors d’une douleur abdominale à gauche.

Ainsi, les douleurs peuvent provenir :

  • d’une colite (inflammation du côlon) ;
  • d’une occlusion intestinale ;
  • d’un calcul (colique néphrétique) ;
  • d’un problème rénal ;
  • d’une pancréatite (inflammation du pancréas) ;
  • d’une hydronéphrose (pathologie qui concerne l’appareil urinaire) ;
  • d’une tuberculose ;
  • de kystes ;
  • d’un cancer du rein.

En cas de douleur persistante, il convient de consulter son médecin traitant afin qu’il puisse poser un diagnostic précis et apporter un traitement approprié.

Que risque-t-on en cas d'occlusion ?

Réponse du Dr Anne-Christine Della Valle :

L'occlusion intestinale est une urgence chirugicale qui met le pronostic vital en jeu et qui nécessite une hospitalisation en urgence. Une intervention chirurgicale pour lever l'obstruction peut être nécessaire, en cas de brides péritonéales par exemple.

Hypocondre gauche : déterminer la zone douloureuse

L'abdomen est divisé en 9 zones afin de permettre de déterminer la localisation d'une douleur. De bas en haut :

  • La fosse iliaque droite et la fosse iliaque gauche : situées en bas du ventre à droite ou à gauche.
  • L'hypogastre : situé entre le nombril et le pubis.
  • Le flanc droit et gauche : de chaque côté du nombril.
  • La région ombilicale.
  • L'hypocondre droit ou gauche : situé sous les côtes.
  • L'épigastre : situé entre le nombril et le sternum.

Quelles sont les principales causes des douleurs abdominales du côté gauche ?

Suivant la localisation de la zone douloureuse, il est possible d'orienter le diagnostic. Par ailleurs, Il est important de noter à quels moments apparaissent les douleurs : avant ou après le repas, pendant la marche, au moment des règles...

La douleur abdominale du côté gauche est souvent le signe d'une inflammation du côlon sigmoïde. Elle peut être liée à une constipation ou des diverticules.

Si la douleur est plutôt postérieure, dans le flanc et vers la région lombaire, on peut craindre une atteinte rénale, comme une pyélonéphrite ou un calcul rénal.

Si la douleur est plutôt basse, il peut s'agir, chez la femme, d'une atteinte ovarienne. Enfin, si la douleur est sous-costale, le pancréas ou la rate peuvent être en cause.

Photo d'un kyste ovarien

Photo d'un kyste ovarien© Creative Commons

Auteur : Ed Uthman, MD Sources : https://www.flickr.com/photos/euthman/189396791/in/set-72057594114099781/ Crédit Licence : Cette image est tombée dans le domaine public. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Benign_Ovarian_Cyst.jpg

Par ailleurs, une augmentation du volume de la rate dans certaines maladies sanguines peut également entraîner une sensation de pesanteur au niveau de l'hypocondre gauche.

Bon à savoir : des douleurs du côté gauche peuvent indiquer la présence de diverticules dans le tube digestif.

Quels examens faire face à une douleur abdominale du côté gauche ?

Si l'on suspecte une atteinte colique, le premier examen à pratiquer est une radiographie de l'abdomen sans préparation, qui permettra de voir s'il y a une constipation ou si le côlon est dilaté.

Dans les autres cas, l'examen de référence est l'échographie qui montre les organes tels que le pancréas, la rate, les reins ou les ovaires. Si ces signes sont accompagnés de fièvre, un bilan biologique peut être contributif pour orienter le diagnostic.

Si une atteinte rénale infectieuse est envisagée, un examen cytobactériologique des urines est nécessaire. Enfin, une imagerie par résonance magnétique peut permettre une vision plus fine de la cavité abdominale.

Douleurs abdominales sous les côtes à gauche : les traitements

Chez les patients qui présentent une colite, il faut associer une réhydratation en cas de diarrhée importante et une compensation en vitamines et autre nutriments en cas de diarrhées prolongées.

Dans le cas d’une hydronéphrose, tout dépend de la cause de celle-ci. Il s'agit de supprimer la cause de l'obstruction. Si la pathologie est d'origine congénitale, l'opération aura pour but de corriger le défaut anatomique.

Lors d’une pancréatite aigüe, le malade doit se faire hospitaliser durant quelques jours afin de contrôler l’inflammation. Ensuite, la cause sous-jacente à la pancréatite peut être traitée.

Du côté de l’occlusion, le traitement varie en fonction de la cause. La première mesure est l’insertion d’un tube naso-gastrique par le nez jusque dans l’estomac, pour faire sortir les gaz et les fluides en excès et réduire la pression sur l’intestin.

Puis, s’il s’agit d’un iléus paralytique, le médecin peut choisir une observation attentive à l’hôpital durant 1 ou 2 jours. L’iléus se résorbe souvent de lui-même en quelques jours. Si le problème persiste, on peut prescrire des médicaments qui provoqueront des contractions musculaires, pour aider le transit des fluides et des solides dans l’intestin.

Les personnes atteintes de tuberculose, maladie due à une bactérie, doivent suivre scrupuleusement un traitement antibiotique de plusieurs mois. Plusieurs examens permettent de contrôler le bon déroulement et l’efficacité du traitement.

Quant au traitement de la colique néphrétique, il est adapté à chaque cas (traitement par anti inflammatoires non stéroïdiens et par antalgiques) et peut être associé à un traitement antispasmodique. Une hospitalisation est nécessaire, seulement en cas d’urgence majeure (grossesse en cours, pyélonéphrite aiguë associée, rein unique...).

Enfin, chez les personnes qui ont des kystes, la prise en charge dépend du type de kyste et de la gêne occasionnée. Quand les kystes sont bénins et ne génèrent aucun symptôme, l'abstention thérapeutique est de mise.

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Source(s):

Colique néphrétique, Améli.fr, 14 novembre 2019.

Le traitement de la tuberculose, Améli.fr, 12 février 2020.

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