L'IVG en danger !

Rares sont les femmes qui ne sont pas directement ou indirectement concernées par l'IVG : par expérience personnelle ou parce qu'une soeur, une cousine, une fille ou encore une amie l'a vécu. Pourtant, malgré la loi qui l'autorise depuis 1975, la pratique de l'IVG se dégrade en France. Etat des lieux.
L'IVG en danger !
Sommaire

L'IVG révisée en 2001

En France, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée depuis la loi Veil de 1975. Depuis, 200 000 IVG en moyenne sont réalisées chaque année. Un chiffre qui reste stable, malgré un accès à la contraception supposé de plus en plus aisé.

En 2001, la loi de 1975 a été modifiée. Le délai d'accès à l'avortement a été allongé de 12 à 14 semaines d'aménorrhée (absence de règles), soit 12 semaines de grossesse.

Et l'autorisation parentale n'est plus obligatoire pour les mineures. Il suffit que la jeune fille soit accompagnée par un adulte qui sert de référent.

L'IVG médicamenteuse

Il existe deux méthodes d'IVG : l'IVG médicamenteuse et l'IVG chirurgicale.

L'IVG médicamenteuse s'applique aux grossesses de moins de 7 semaines d'aménorrhée. Elle est en développement et semble avoir la préférence des femmes (35 % des avortements en 2002 et 46 % en 2007).

Elle consiste à prendre successivement deux médicaments, le "RU 486" puis le Cytotec® deux jours après, pour provoquer l'expulsion de l'œuf dans les heures qui suivent.

Un suivi médical est indispensable car les saignements et douleurs sont importants. Le taux d'échec est de 5 %.

Un médecin en ville ayant passé une convention avec une structure hospitalière habilitée à faire des IVG peut la pratiquer, et également, depuis 2007, les centres de planning familial où exerce un médecin conventionné.

L'IVG chirurgicale

L'IVG chirurgicale peut être pratiquée jusqu'à 14 semaines d'aménorrhée, dans un centre de santé public ou une clinique privée agréée.

Elle consiste à aspirer l'œuf au moyen d'une sonde reliée à un appareil d'aspiration.
Elle se pratique sous anesthésie locale ou générale, selon le choix de la femme, après discussion avec le médecin anesthésiste.

Elle nécessite une hospitalisation de trois à six heures selon l'anesthésie choisie.

Contribuez à sauver des milliers d'enfants : en savoir plus sur le leg Unicef

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source(s):
La rédaction vous recommande sur Amazon :