Le 13 juin 2016, Maude Valle t rentre de la plage à Toulon en prenant le bus. La jeune étudiante en hypokâgne âgée de 18 ans s’est fait insulter à cause de sa tenue vestimentaire : « Je suis très en colère ce soir. Nous sommes en 2016 et je viens de me faire agresser parce que je portais un short. Oui, un short. UN PUTAIN DE SHORT », raconte-t-elle sur sa page Facebook. « Un groupe de 5 FILLES m’a insulté, menacé, craché dessus dans un bus sans que jamais personne n’intervienne, malgré leurs hurlements et les miens », poursuit Maude. Malgré le fait qu’elle ait essayé de se défendre et d’ouvrir le débat en rappelant que, si un homme peut se promener torse nu dans la rue sans problème, une femme devrait avoir le droit de mettre un short, le groupe ne l’a pas laissée tranquille, et elle s’est entendu répondre : « ben parce que t’es une femme, faut se respecter sale conne ».

Maude décide alors de sortir du bus, mais les filles la suivent : « Elles n’ont visiblement pas apprécié tous les arguments que j’ai sorti en faveur de l’égalité homme-femme et la liberté de disposer de son propre corps puisqu’elles m’ont suivies pour me frapper lorsque je suis sortie du bus et ne sont parties qu’après qu’un homme que j’ai interpellé ait attendu avec moi qu’elles s’en aillent ».

La partie de cette agression qui a le plus choqué l’étudiante, c’est que ce sont des femmes qui en sont les auteures. « J’avais l’habitude des pelos relous qui te klaxonnent et te sifflent comme un chien parce que tu as le malheur de disposer d’un vagin, qui viennent te harceler parce qu’ils ne comprennent pas ton « non », je connaissais les propos misogynes et salaces quand tu n’as apparemment pas assez de tissu sur toi pour protéger ta vertu, mais que ça aille aussi loin AVEC DES FEMMES pour un pauvre short, c’est un triste première », écrit Maude Vallet. Elle conclut : « Nous sommes en 2016 et malgré ce qu’en disent certains, le combat féministe est bien loin du compte ». Elle ajoute une photo d’elle portant le short à l’origine de l’agression, et précise « que ce pauvre évènement ne [l’]empêchera pas de [le] reporter, BIEN AU CONTRAIRE et n’en déplaise aux cons ».

En à peine deux jours, sa publication a été partagée plus de 28 800 fois, et presque 2000 personnes l’ont soutenues dans les commentaires.

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