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Assistant sexuel : en quoi ça consiste concrètement ?

Assistant sexuel : en quoi ça consiste concrètement ?© Istock

Deux associations françaises, l’Appas et Ch(s)ose, luttent actuellement pour faire valoir les droits des personnes handicapés en matière de sexualité. Via ces organisations, les patients peuvent donc demander à rencontrer des assistants sexuels.

"Afin d’être en accord avec soi-même, il est préférable de reconnaître le fait que l’accompagnement sexuel est une forme de prostitution à visée thérapeutique, prévient l’Appas. Se prostituer étant légal en France, les accompagnant(e)s sexuel(le)s ne sont pas en infraction avec la loi ; en revanche, l’APPAS peut être poursuivi pour proxénétisme bien que l’association ne touche, d’aucune façon, un quelconque avantage pécuniaire de cette mise en relation, ni aucun bénéfice".

Stimulation des zones érogènes, massages sensoriels… La séance dure 1h30 minimum

Les assistants sexuels sont "formés", durant une année, à la connaissance des différents handicaps, des zones érogènes ou encore des massages sensoriels... La formation est légale mais la mise en pratique doit se faire dans la clandestinité puisqu'elle s'assimile à de la prostitution et la mise en contact à du proxénétisme. L'accompagnement est payant et peut aller jusqu'à 150 euros pour 1h30 de séance minimum.

La société doit réfléchir sur la délimitation concrète du "sexuel"

"Cette revendication d’assistance sexuelle pose la question fondamentale de savoir si l’on peut oui on non, revendiquer la liberté de recourir à des services sexuels, poursuit Sophie Cluzel dans sa lettre. Il doit amener toute la société à réfléchir sur des questions quasi essentielles que la place de l’intime dans les demandes dans les nouveaux droits ; la mobilisation de l’intime dans les métiers du soin et de l’accompagnement des personnes handicapées ; la délimitation concrète du ‘sexuel’ ou encore le caractère thérapeutique des relations sexuelles".

Sur Twitter, le Président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), a salué la démarche de Sophie Cluzel. Quant à Jean-François Delfraissy, président du CCNE, il l’a aussi trouvé justifié : "La société française évolue et le regard posé sur le handicap aussi". Le sujet devrait être concrétisé d’ici plusieurs mois.

Sources

Conseil national consultatif des personnes handicapées, 9 février 2020

Sophie Cluzel "favorable à l'accompagnement de la vie sexuelle des handicapés", Europe 1, 9 février 2020

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