Appelée aussi urticaire au froid, l’allergie au froid dont semble souffrir Victoria se caractérise par des œdèmes qui apparaissent rapidement en réaction aux basses températures, décrit l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Et selon la Société française de dermatologie, l'urticaire au froid "touche les zones du corps les plus exposées aux intempéries, comme le visage, les mains et les membres". Cette pathologie concernerait 1 personne sur 2000. Néanmoins, aucune statistique officielle n'a été réalisée.

"Mes premiers symptômes sont survenus à l’âge de 12 ans au niveau des bras. Dès les premiers coups de froid, des plaques rouges gonflées accompagnées de brûlures et démangeaisons apparaissent au niveau de mes bras. Puis d’années en années, les plaques se sont répandues au cou au visage. Au niveau des zones exposées au froid ma peau se desquame littéralement", décrit Victoria.

"Les seuls moments où ma peau a du répit vont être les périodes estivales. En principe, dès l’arrivée de l’hiver les désagréments apparaissent. Il suffit que je parte en vacances dans un pays chaud pour que mes symptômes disparaissent. Après un seul jour en bord de mer, mes démangeaisons s’atténuent. En revanche, dès mon retour en France, l’eczéma reprend de plus belle", décrit la jeune fille.

En cas de crise, ce sont souvent les crèmes les plus grasses qui soulagent le mieux

Il y a quelques années, j’avais consulté un dermatologue. Ce dernier avait pratiqué des tests afin d’identifier un potentiel allergène dans ma routine beauté. Mais ni mes vêtements, ni mes crèmes de jour n’étaient en cause. C’est bien le froid mon pire ennemi. Il me suffit de me passer les mains sous l’eau froide ou de sortir cinq minutes acheter du pain pour voir apparaître des cloques.

Malheureusement, à ce jour, il n’existe aucun traitement… sinon le soleil. La solution ultime serait d’habiter dans un pays chaud où les températures ne descendent pas en dessous de 15°C, selon mon dermatologue.

Photo : la main de Victoria après avoir passé 10 minutes sous 5°C

En cas de crise, ce sont souvent les crèmes les plus grasses qui soulagent le mieux

Appliquer un masque à base d’avocat sur le visage

En attendant de pouvoir repartir au soleil, certains produits dont je ne me sépare jamais m’aident à soulager mes symptômes. Après avoir passé du temps dans le froid, la première chose à faire lorsque je rentre chez moi, c'est le démaquillage. Il est important d’éliminer toutes les impuretés avant d’appliquer mes soins. En cas de crise [pic des symptômes, ndlr], c’est-à-dire quasiment tous les jours en hiver, j’applique un masque à base d’avocat sur mon visage. Sa teneur en graisse le rend relativement efficace, ce qui semble assez logique puisque le problème de ma peau vient de sa sécheresse. Mais j’essaye d’alterner avec d’autres produits, histoire de ne pas trop habituer ma peau aux mêmes cosmétiques.

Pour prévenir ou calmer mes crises, j’utilise Avène, qui m’a été recommandée par mon dermatologue. Je sors d’ailleurs rarement de chez moi sans mon tube. Il suffit d’en appliquer sur les bras, le cou, les mains et toutes les zones susceptibles d’être exposées au froid. Si ce type de soins me soulage, il ne faut néanmoins pas s’attendre à un miracle.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, miser sur une douche chaude après être sortie dans le grand froid est contre-productif. Elle m’irrite et me décape la peau encore plus. Les rougeurs s’intensifient et c’est l’enfer.

Depuis quelques jours, mon médecin généraliste m’a prescrit un traitement homéopathique : Psornium 30 CH et Sepia officinalis 15 CH. Difficile à dire s’il porte ses fruits pour le moment. C’est encore trop tôt.

Photo : son bras endommagé par le froid

Appliquer un masque à base d’avocat sur le visage

Sources

Merci à Victoria, 24 ans, Marketing manager dans l'édition

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.