Pourquoi les poêles antiadhésives pourraient réduire la taille du pénis

Selon les résultats d’une étude italienne publiée le 6 novembre 2018 dans la revue américaine The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, les poêles antiadhésives rétréciraient la taille du pénis.

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Certaines poêles antiadhésives seraient dangereuses pour la santé d’après les révélations d’une équipe de scientifiques de l’Université de Padoue (Italie) publiée le 6 novembre 2018 dans la revue américaine The Journal Of Clinician Endocrinology & Metabolism. Selon les résultats, les substances chimiques de type perfluoroalkyles (PFC) utilisées pour produire le Téflon de ces poêles perturberaient le système hormonal des hommes. Les perfluoroalkyles (PFC) sont considérés comme des perturbateurs endocriniens ayant des effets néfastes sur le système reproducteur humain notamment celui des hommes. Constat ? Après l’analyse de ces produits chimiques, les chercheurs ont pû montrer que "les jeunes hommes ayant grandi dans une zone où l’eau potable est contaminée par des PFC ont un pénis plus petit que la moyenne et des spermatozoïdes moins mobiles que ceux ayant été exposés à de l’eau propre".

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Une menace durable pour l'environnement

Le directeur de l’étude, le biologiste Andrea Di Nisio a étudié l’impact des deux FPC les plus courants : le PFOA (acide perfluorooctanoïque, interdit en France depuis 2015) et le PFOS (acide perfluorooctanesulfonique) sur les hormones masculines. La particularité observée lors des analyses a été la facilité de ces FPC à se lier aux récepteurs de la testostérone et de bloquer leur activation. "Cette étude montre que les PFC ont un impact substantiel sur la santé des hommes car ils interfèrent directement avec les voies hormonales menant potentiellement à l’infertilité masculine", expliquent les auteurs de l’étude. La concentration de FPC a pris une ampleur inquiétante dans certaines régions d’Italie, notamment la Vénétie, qui comprend la province de Padoue, connue par la communauté scientifique comme l’une des régions au monde les plus fortement polluées par ces perturbateurs endocriniens. Egalement la région de Dortrecht aux Pays-Bas, le district de Shandong en Chine et la vallée du Mid-Ohio en Virginie Occidentale sont concernés. "C’est un problème modiale de santé publique. Alors que le premier rapport sur la contamination de l'eau par les PFC remonte à 1977, l'ampleur du problème est alarmante, car il affecte toute une génération de jeunes, à partir de 1978", s’inquiète le Professeur Di Nisio. Aujourd’hui, les FPC peuvent aussi se trouver dans les tissus des moquettes en raison de ses propriétés antitache et hydrofuge. "Ces produits chimiques extrêmement stables pourraient survivre à la vie humaine sur Terre et constituent alors une menace durable pour l’environnement puisqu’ils pourraient survivre à la vie humaine sur Terre", conclut les chercheurs.

Les perturbateurs endocriniens au banc des accusés

André Cicolella, chimiste et toxicologue, interviewé par l'Obs à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, explique que "l'épidémie mondiale" de cancer de la prostate qui nous menace serait en partie due aux perturbateurs endocriniens de notre environnement. "Le cancer de la prostate est une épidémie mondiale", constate André Cicolella à l'occasion de la sortie de son nouveau livre Les perturbateurs endocriniens en accusation : cancer de la prostate et reproduction masculine (éditions Les Petits Matins) publié le mercredi 16 mai 2017. Le spécialiste met en cause les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques que l'ont retrouve dans tout ce qui touche notre environnement (pollution, aliments industiels, produits de nettoyage et d'hygiène...) dans l'émergence des cas de cancer de la prostate.

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