Fin de vie d’Alain Cocq : hospitalisé de force ?

Afin d’alerter l’opinion publique sur les limites de la loi Claeys-Leonetti, Alain Cocq a décidé de cesser ses traitements et ses alimentations et de filmer en direct sa fin de vie. Fortement déshydraté 4 jours après, il a finalement été hospitalisé.
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Alain Cocq, 57 ans est atteint d’une maladie orpheline incurable si rare qu’elle n’a pas de nom. Cette pathologie qui le fait souffrir depuis 34 ans, bloque ses artères. Bloqué au lit et en grande souffrance, son état ne lui permet pas de bénéficier de la "sédation profonde et continue jusqu’au décès" prévue par la loi Claeys-Léonetti. Il a ainsi écrit au président Emmanuel Macron pour demander l’autorisation de bénéficier d’une injection de barbituriques. Face au manque d’action de l’Élysée, l’homme a décidé de se laisser mourir en cessant ses traitements et son alimentation.

Loi Léonetti : son agonie filmée en direct

Cette décision, mis en application le 4 septembre, le conduit à souffrir petit à petit de la faim et de déshydratation. Le militant pour l’euthanasie a souhaité filmer sa fin de vie en direct sur Facebook afin de "montrer aux Français ce qu’est l’agonie obligée par la loi Léonetti".

"Au début, on a fait des démarches en Suisse et en Belgique, mais cela représentait un coût phénoménal. Et puis, Alain voulait mourir sur la terre de ses ancêtres. Et faire quelque chose qui pourrait servir la cause. Quelque chose de militant", a expliqué sa mandataire Sophie Medjeberg et vice-présidente de l’association “Handi mais pas que” à nos confrères de 20 minutes.

Sur sa page Facebook, Alain Cocq a écrit : "le chemin de la délivrance commence et, croyez-moi, j’en suis heureux". Elle a ajouté ensuite : "je sais que les jours qui m’attendent vont être difficiles, mais j'ai pris ma décision et je suis serein".

Mais son activisme a été freiné. Le géant du web a bloqué la diffusion de la vidéo samedi dernier jusqu’au 8 septembre. Le porte-parole de l’entreprise américaine a expliqué "bien que nous respections sa décision de vouloir attirer l’attention sur cette question complexe, (…) nous avons pris des mesures (…) car nos règles ne permettent pas la représentation de tentatives de suicide".


Alain Cocq : son état de santé s’est rapidement dégradé

Sans traitement, l’état de santé d’Alain Cocq s’est rapidement dégradé. Trois jours après l’arrêt de ses médicaments et de son alimentation, le quinquagénaire était fortement déshydraté. Selon les propos recueillis par l’AFP et rapportés par 20 minutes, son amie a expliqué : "Il a vomi toute la journée hier [dimanche] (…) Il alterne les phases de conscience et d’inconscience".

L’homme a également développé des difficultés respiratoires. Du sang a aussi été repéré dans les urines. Sa mandataire a alors décidé d’appeler son médecin traitant afin qu’il lui donne des antidouleurs. Le professionnel de la santé a décidé d’appeler le SAMU. Pour ses proches, il aurait été “hospitalisé” sans son “consentement”.

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