Sport sur ordonnance: "Les patients vont mieux, prennent moins de médicaments"

Les médecins traitants pourront désormais prescrire une "activité physique adaptée" à leurs patients atteints d'une affection longue durée. Si le corps médical et les associations saluent le dispositif entré en vigueur mercredi, ils pointent certaines limites.

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Le sport plus fort que les pilules? Depuis mercredi, les quelque 57 000 médecins traitants en France pourront prescrire une "activité physique adaptée" (APA) à leurs patients atteints d'affections longue durée (ALD) comme les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète, la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer...

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"Enfin un texte légal qui entérine le fait que l'activité physique adaptée est vraiment une thérapeutique, certes non médicamenteuse, mais à part entière", se félicite Stéphanie Ranque-Garnier, praticienne hospitalière au centre antidouleur de La Timone, à Marseille. Publiée le 30 décembre dernier au Journal officiel dans le cadre de la loi Santé, cette mesure concerne près de 11 millions de malades, soit un Français sur six. Une thérapeutique "indispensable" "Le sport est indispensable. Quand vous avez une sclérose en plaque, vous souffrez d'une raideur des membres, très gênante au quotidien, mais qu'une activité adaptée peut améliorer", développe auprès de L'Express Jocelyne Nouvet-Gire, atteinte par cette pathologie depuis 15 ans. A 62 ans, la présidente de l'Association française des sclérosés en plaques (AFSEP) ne peut plus se passer de cette dépense physique qui lui "fait du bien" et lui offre une façon de "se mettre au défi, au jour le jour", alors que nombre de malades finissent en...

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Publié le Dimanche 5 Mars 2017 : 18h17

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