Braderie de Lille : 1,8 tonne de moules et 300 kg de frites saisis pour risque sanitaire

La direction départementale de la protection de la population (DDPP) a procédé à une saisie historique dans le cadre de la Braderie lilloise : 1,8 tonne de moules et 300 kg de frites. Un scandale sanitaire a été évité de justesse. Les denrées pourraient être avariées et rendre les consommateurs malades, car la chaîne du froid n’a pas été respectée.

Si vous vous êtes régalé de moules frites à la Braderie de Lille, vous feriez bien de lire cet article. Une saisie d’une rare ampleur a été effectuée. Vendredi dernier (comme à chaque veille de Braderie à Lille), les camions frigorifiques contenant les denrées alimentaires ont été contrôlés par la DDPP. Parmi l’un eux, la chaîne du froid n’a pas été respectée.

"La température de transport était supérieur de trois degrés à ce qui est autorisé, il y avait un risque que les denrées deviennent avariées", précise Annette Gerein-Bourgeois, chef de service à la DDPP à La Voix du Nord, qui a effectué les inspections avec la police. Les produits concernés par le risque ? 1,8 tonne de moules et 300 kilos de frites. Par précaution, elles ont aussitôt fait l’objet d’une confiscation puis d’une destruction.

80 stands de la Braderie contrôlés

La marchandise était destinée à deux restaurants lillois, dont les noms n’ont pas été dévoilés. Elle avait été achetée au marché d’intérêt national (MIN) de Lomme (59). Une procédure a aussi été ouverte contre le transporteur.

Durant la Braderie de Lille, 80 stands au total ont été contrôlés par la DDPP. Si des consommateurs ont mangé ces produits avariés, ils risquent de tomber malade et de développer de graves troubles digestifs.

Une boucherie fermée administrativement

Depuis 2017, une nouvelle formule de la Braderie est de mise. Le contrôle alimentaire y est plus drastique. Désormais, seuls 21 food-truck répertoriés sont autorisés. Résultat : "on a nettement moins de soucis et on jette beaucoup moins de nourriture", souligne Annette Guerein-Bourgeois.

Courant de l’été, la DDPP a ainsi vérifié une quarantaine de restaurants lillois et autres établissements culinaires. "Dans un tiers d’entre eux, il y avait des anomalies d’hygiène (nettoyage, fonctionnement des lave-mains en cuisine…)", poursuit-elle. Ces derniers ont été obligés de se mettre en conformité avant la Braderie. Une boucherie, qui ne s’est pas pliée à leur réglementation a été fermée administrativement vendredi.

Moules avariées : ce que vous risquez

La consommation d’aliments avariés peut entraîner des intoxications alimentaires. Lorsque la chaîne du froid n’est pas scrupuleusement respectée, cela peut permettre à certaines bactéries de se développer.

Une intoxication alimentaire implique des symptômes similaires à ceux de la gastro-intestinale. On note les douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements, fièvre, maux de tête ou encore la fatigue.

Très souvent, l’intoxication touche plusieurs personnes ayant mangé le même plat. Soyez donc attentifs si vous avez consommé des moules frites entre amis ou en famille à la Braderie et si vous remarquez les mêmes signes. Certaines moules ont très bien pu échapper à la surveillance de la DDPP. Soyez vigilants et consultez votre médecin traitant si vous manifestez ces symptômes.

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