Rappel : ces sauces de la marque Pasco sont de vrais nids à microbes !

Alerte ! Des sauces de la marque Pasco - six au total - ont été rappelées à cause d’un risque microbiologique.

Des pots de sauce contaminés et retirés de la vente

Envie de mettre un peu de sauce dans votre plat de pâtes ce soir ? Arrêtez-tout. Les pots en sauce de la marque Pasco seraient gravement contaminés. Ce seraient en effet de vrais nids à microbes, qui risqueraient de vous rendre malade. L’origine de cette infection microbienne proviendrait d’un problème de conditionnement.

Pour identifier ces lots, voici des informations supplémentaires à prendre en compte :

  • Punjabi Butter Chicken 350g : Code-barre 7178604000030, DDM : juillet 2021
  • Mumbai Palak Masala 350g : Code-barre 7178604000061, DDM : août 2021
  • Rajestani Jalfrezi 350g : Code-barre 7178604000023, DDM : mai 2021
  • Navratan Korma 350g : Code-barre 7178602000025, DDM : août 2021
  • Kashmiri Rogan Josh 350g : Code-barre 7178604000016, DDM : mars 2021
  • Delhi Tikka Masala 350g : Code-barre 7178602000018, DDM : juillet 2021

Il est demandé aux personnes qui les détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés pour remboursement.

Risque microbien : qu’est-ce que c’est ?

Un risque microbien peut avoir différentes origines, mais il vient provient souvent d’un développement inhabituel de bactéries, comme celles appelées “Pseudomonas aeruginosa”.

Elles sont généralement présentes dans l'eau ainsi que les endroits humides comme les sols, les éviers ou encore les robinets et les tuyauteries. Toutefois, ils sembleraient qu'elles puissent aussi être véhiculées par l'air, les particules (poussières) et les surfaces contaminées.

Très résistants à de nombreux antiseptiques et antibiotiques, ces germes sont mis en cause dans de nombreuses pathologies nosocomiales. Ils peuvent provoquer différents types d'infections : urinaires, cutanées, pulmonaires, ophtalmologiques, auriculaires, gastro-intestinales ou même des septicémies. Ils peuvent aussi atteindre le système nerveux central ou les plaies (brûlures, blessures, cicatrices d'opération...).

Les symptômes varient en fonction de la localisation du système touché par l'infection.

Si les centres hospitaliers sont les principaux points de transmission des bactéries Pseudomonas aeruginosa, elles ne sont pas confinées dans ces lieux. Il est possible d'en trouver dans les endroits humides comme les salles de bain, les spas, les toilettes ou encore les piscines mal entretenues. Par ailleurs, les infections peuvent aussi avoir des origines alimentaires.

Par ailleurs, les infections à Pseudomonas aeruginosa sont particulièrement dangereuses pour les personnes fragiles ou immunodéprimés (comme les patients atteints de mucoviscidose ou les grands brûlés).

Chez ces malades, le taux de mortalité atteint 50%.

Les bactéries sont résistantes à un grand nombre d’antibiotiques. Dans les formes les plus sévères, il peut ainsi être nécessaire d'en associer plusieurs.

Selon l'Inserm, environ 5% des patients hospitalisés contractent une infection au sein de l’établissement. Les bactéries Pseudomonas aeruginosa sont responsables de 8,4% des cas d'infections nosocomiales.

Pour limiter les risques de transmissio n de bactéries dans les hôpitaux, les mains du personnel soignant ainsi que les matériels médicaux doivent être lavés et/ou désinfectés et/ou stérilisés avant et après chaque soin. Les professionnels doivent aussi portent des gants en cas de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine.

Les patients ne doivent pas manipuler les dispositifs invasifs posés comme les cathéters, sondes ou drains. Il est conseillé également de maintenir une bonne hygiène corporelle pendant le séjour à l'hôpital et suivre les recommandations du personnel (douche antiseptique, épilation des zones opérées...).

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