Prostate : faut-il se faire dépister par PSA ?
Publié le 07 Septembre 2010 à 0h00 par Hélène Mendigot, journaliste santé | Mis à jour le 07 Novembre 2018 à 0h00 par Marion Guérin, journaliste santé
Validé par : Pr Laurent Salomon, Urologue

Cancer prostatique : qui a intérêt à être dépisté ?

© IstockCertains hommes présentent des facteurs de risque en matière de cancer de la prostate. "Les hommes issus des populations Afro-Antillaises ont des risques de développer des cancers de la prostate plus agressifs et de les débuter plus tôt. De même il existe des risques familiaux et héréditaires. Il peut être utile à ces groupes de pratiquer un premier dosage du taux de PSA dès 45 ans. ", estime le Pr Laurent Salomon. En revanche, rassurez-vous, ni le tabac, ni l'alcool, ni les pratiques sexuelles n'ont d'impact sur les risques de cancer de la prostate. Et côté alimentation, "les études n'apportent pas de réponse claires".

Prostate : à surveiller en fonction des risques individuels

"La bonne pratique serait de surveiller le taux de PSA en fonction des risques individuels. On sait aujourd'hui par exemple que lorsque les hommes présentent à 50 ans un taux de PSA inférieur à 1,5 ng/l, ils sont à moindre risque de développer un cancer de prostate et qu'une surveillance tous les 3 ou 4 ans suffit. Avec un taux supérieur, la surveillance devrait être rapprochée. De même un homme de 60 ans dont le taux de PSA est inférieur à 1 n'a pratiquement aucun risque de mourir d’un cancer de la prostate. Et laissons en paix les hommes de plus de 75 ans qui ne se plaignent de rien", explique le Pr Laurent Salomon.

Vidéo : Cancer de la prostate : reconnaître les symptômes

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