Cardiopathie : les femmes bougent de moins en moins

Publié le 29 Avril 2019 par Emmanuelle Jung, journaliste santé
De nombreuses femmes atteintes de pathologies cardiaques ne suivent pas les directives en matière d’activité physique. Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme.
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Cardiopathie : les femmes bougent de moins en moins© Istock

« L’activité physique est un moyen de prévention connu et rentable pour les femmes atteintes ou non de maladies cardiovasculaires, déclare le chercheur Victor Okunrintemi, résident en médecine interne à East Carolina University, au sein d’un communiqué relayé par WebMD, un site médical grand public américain alimenté par des scientifiques. Notre étude montre une détérioration des tendances en matière de santé auprès des femmes atteintes de maladies cardiovasculaires. Ces dernières ne pratiquent pas suffisamment d’exercices physiques ». Selon les résultats de l’enquête, les femmes âgées de 40 à 64 ans seraient particulièrement concernées par ce déclin.

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150 minutes d’exercices hebdomadaires recommandées

Les chercheurs ont ainsi analysé les données d’une étude datant de 2006 et les ont comparées à celles de l’année 2015. Les résultats parlent d’eux-mêmes et concernent plus de 18 000 femmes de 18 à 75 ans atteintes de cardiopathie. En 2006, 58 % des sondées déclaraient ne pas respecter les recommandations de l’American Heart Association, en matière d’activité physique. En 2015, elles s’élèvent à 61 %. En effet, il est recommandé de s’adonner à 150 minutes d’exercices hebdomadaires pour être en bonne santé, qui plus est, si nous souffrons de cardiopathie. En outre, les coûts moyens des soins de santé dédiés aux femmes atteintes de maladies cardiaques sont passés de 12 724 dollars en 2006 (11 398,54 euros, ndlr) à 14 820 dollars en 2015 (13 276,20 euros, ndlr) d’après les chercheurs.

Cardiopathie : l’une des premières causes de décès chez la femme

« Nous avons plus de raisons que jamais d’encourager les femmes atteintes de maladies cardiovasculaires à bouger davantage », ajoute le Dr Okunrintemi. En effet, le manque d’activité physique est facteur de risque d’obésitéet de diabète. Les auteurs de l’étude suggèrent ainsi aux femmes victimes de cardiopathie de pratiquer plus d’exercice physique afin de rester en meilleure forme plus longtemps et de ce fait, de réduire les coûts des soins de santé associés aux problèmes cardiaques. Les maladies du cœur touchent des millions de personnes et constituent l’une des principales causes de décès chez la femme selon l’American Heart Association.

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