15% de risques de crise cardiaque en plus le soir du réveillon de Noël

Les fêtes de fins d'années approchent. Une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal montre qu'un le nombre de cas d'infarctus du myocarde augmente considérablement à Noël.
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Les fêtes de fins d'années seraient la plus mauvaise période pour le coeur. Le risque d'infarctus peut-être influencé grâce à certains facteurs internes comme l'alimentation, le tabac ou la consommation d'alcool, c'est un fait déjà validé plusieurs fois par la science. Mais en ce qui concerne les facteurs externes tels que : la période, la température ou la pollution, les données restent encore floues. Des chercheurs ont donc souhaité s'y intéresser un peu plus en incluant plusieurs facteurs et les résultats publiés dans la revue British Medical Journal, le 12 décembre 2018, révèlent notamment que le plus gros pic d'infarctus du myocarde serait atteint à Noël.

Un pic de 15% le soir et le lendemain de Noël

Pour cette étude, les chercheurs ont recensé tous les cas d'infarctus du myocarde entre 1998 et 2013 grâce au système d'archives de dossiers médicaux suédois. Tabac, âge, sexe, antécédents, et poids... tous les facteurs pouvant influencer le risque de chaque patient ont été pris en compte. La date et l'heure des premiers signes de l'accident cardiaque ont également été renseignés par le système d'archives.

"Nous avons clairement noté une incidence plus grande d'infarctus du myocarde aux alentours d'évènements spéciaux comme les vacances d'été, les fêtes de fins d'années, les jours fériés ou même les coupes du monde de foot ou encore les Jeux Olympiques", expliquent les chercheurs. Résultat : la période où le plus d'infarctus ont été enregistrés serait le soir et le lendemain de Noël avec une augmentation significative du nombre de cas de 15%. En ce qui concerne les évènements sportifs, aucune incidence particulière n'a été notée.

Attention au repas de Noël trop gras pour les personnes à risque

Si l'étude ne fait que rapporter l'incidence constatée sans explication, un médecin du New York Medical College (Etats-Unis) rapportait dans un communiqué rédigé pour le magazine de consommateur Consumer Reports que le repas de Noël est un facteurs de risque aggravants quand on mange beaucoup trop et surtout très gras. "En moyenne une personne peut manger jusqu'à 5 240 calories pendant le repas de Noël, révèle la spécialiste, soit jusqu'à 190 grammes de graisses". La plupart du temps, on élimine cet excès au cours des mois précédents sans trop de dommages collatéraux, mais ceux qui ont déjà des risques cardiovasculaires courent un danger plus grave. Le médecin explique qu'un repas copieux et gras augmente le taux de triglycérides pouvant causer une inflammation des vaisseaux sanguins qui entourent le coeur. Mélangé àvl'alcool responsable d'un pic de substances semblables à l'adrénaline qui entraîne de l'arythmie, le risque cardiovaculaire n'est pas à prendre à la légère.

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Vidéo : Infarctus : votre risque augmente de 15% le soir de Noël

Source : Christmas, national holidays, sport events, and time factors as triggers of acute myocardial infarction: SWEDEHEART observational study 1998-2013, BMJ, 12 décembre 2018
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