Cardiopathie ischémique silencieuse : qu'est-ce que c'est ?

Publié le 17 Janvier 2019 à 9h30 par La Rédaction Médisite
On parle de cardiopathie ischémique pour qualifier l’ensemble des maladies coronariennes qui résultent d’une oxygénation insuffisante du muscle cardiaque. Figurant parmi les maladies cardiovasculaires, les cardiopathies ischémiques silencieuses peuvent s’avérer redoutables puisqu’elles n’occasionnent pas de symptômes probants.
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Cardiopathie ischémique silencieuse : les signes

La cardiopathie ischémique est généralement provoquée par une accumulation progressive de plaques de lipides au sein des artères coronaires. Dans le langage médical, on parle d’athérosclérose coronaire. L’évolution lente du processus explique en grande partie l’absence de signaux d’alerte de la cardiopathie ischémique silencieuse. L’obstruction des artères n’étant pas brutale, le défaut d’oxygénation du myocarde peut rester asymptomatique pendant de nombreuses années. Les premières manifestations cliniques ne surviennent alors que lorsque le muscle cardiaque ne parvient plus à compenser les lésions qu’il a subies. Là, les symptômes peuvent aller de l’angor au syndrome coronaire aigu, en passant par l’infarctus du myocarde ou l’insuffisance cardiaque.

Cardiopathie ischémique silencieuse : les causes

La pathologie coronarienne peut avoir de multiples causes. Dans de nombreux cas, l’athérosclérose à l’origine du défaut d’oxygène du cœur est souvent due à une mauvaise hygiène de vie : excès alimentaires, manque d’activité physique, tabagisme, consommation excessive d’alcool… L’hypercholestérolémie, ainsi que l’obésité constituent, en effet, des facteurs de risque majeurs. Mais la cardiopathie ischémique silencieuse peut également être secondaire à une pathologie. Le diabète ou encore l’hypertension artérielle, par exemple, peuvent expliquer ce type de trouble.

Cardiopathie ischémique silencieuse : le dépistage

Comme cette pathologie peut se développer sournoisement, la prise en compte des facteurs de risque revêt une importance cruciale. Ainsi, les patients présentant un risque accru d’infarctus du myocarde feront l’objet d’un suivi médical renforcé. Les examens médicaux permettant de dépister ou de diagnostiquer une cardiopathie ischémique sont de deux ordres : - examens non invasifs : électrocardiogramme (ECG) de Holter, ECG de repos, échocardiographie au repos, tests d’effort… ; - examens invasifs : coronarographie, cathétérisme cardiaque, angiographie…

Cardiopathie ischémique silencieuse : la prise en charge

Lorsque l’ischémie myocardique silencieuse est détectée, son origine doit être déterminée et traitée rapidement afin de limiter les lésions au niveau du muscle cardiaque. La régulation de la glycémie chez les patients diabétiques ou de la pression artérielle chez les personnes hypertendues sont des prérequis indispensables. Parallèlement, des mesures hygiénico-diététiques sont mises en œuvre pour réduire le taux de cholestérol, qui accroît l’accumulation des plaques d’athérome au sein des coronaires. Généralement, un traitement médicamenteux à base d’antiagrégants plaquettaires est instauré. Dans les cas d’obstruction les plus sévères, la pose d’un stent par voie chirurgicale peut être préconisée.

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