Anévrysmes : Définition

L’anévrysme (ou anévrisme) est une dilatation localisée d’une artère de l’organisme. Il a l’allure d’une poche ou d’un sac de petite taille (quelques millimètres à quelques centimètres), qui communique avec l’artère normale au moyen d’une zone rétrécie.

Les localisations les plus fréquentes de l’anévrysme sont l’aorte (surtout dans son passage au niveau de l’abdomen) et les artères du crâne ou artères cérébrales.

Plus rarement un anévrisme se localise au niveau de l’une des artères du cœur (ou artères coronaires).

L’anévrysme de l’aorte abdominale se rencontre surtout chez l’homme autour de soixante ans.

Anévrysmes : Causes

La formation d’un anévrysme est liée à trois facteurs, plus ou moins déterminants, selon le site de l’anévrisme :

- Un amincissement localisé de la paroi de l’artère

- La constitution d’une plaque d’athérome (présence de plaques de cholestérol qui obstruent l’orifice de l’artère)

- Une hypertension artérielle, les poussées d’hypertension entraînant une expansion de l’anévrisme.

Parfois, l’anévrisme est accidentel (section d’artère fragilisée à la suite d’un traumatisme important) ou cicatriciel (forme de complication d’un infarctus du cœur ou myocarde).

Dans la majorité des cas l’anévrysme de l’aorte abdominale est lié à la maladie athéromateuse.

L’anévrisme d’une artère coronaire est la conséquence d’un infarctus du myocarde.

Un anévrysme cérébral est surtout lié à une anomalie congénitale, c’est-à-dire à une malformation localisée, présente depuis la naissance.

Anévrysmes : Symptomes

Dans la majorité des situations, on vit avec un anévrysme (surtout cérébral) sans le savoir car l’anévrysme n’entraîne aucun signe particulier, aucune gêne.

Malheureusement, c’est lorsque l’anévrysme se rompt qu’il se révèle.

Au niveau de l’aorte abdominale, cela provoque une hémorragie massive interne (non visible). Au niveau du cerveau, c’est l’hémorragie méningée ou accident vasculaire cérébral (attaque). Au niveau du cœur, cela entraîne une « insuffisance cardiaque » (le cœur n’arrive plus à remplir sa fonction de pompe) ou des troubles du rythme du cœur (il bat irrégulièrement).

Dans tous les cas, une rupture d’anévrisme est une urgence absolue qui comporte un risque de décès rapide si certaines mesures médicales ne sont pas mises en place rapidement.

Rarement, avant sa rupture, l’anévrisme entraîne par exemple des maux de tête (cerveau), des douleurs de ventre (anévrisme de l’aorte abdominale) ou des anomalies du rythme du cœur (anévrisme coronaire).

Dans d’autres cas, l’anévrysme est découvert par hasard au moment d’un examen d’imagerie médicale comme un scanner ou une IRM de l’abdomen ou du cerveau.

Parfois, un examen médical permet de suspecter la présence d’un anévrysme de l’abdomen. Par exemple, le médecin palpe une masse battante et non douloureuse au niveau du ventre.

Anévrysmes : Examens

Des examens d’imagerie permettent de reconnaître un anévrisme. Une radiographie du ventre ou Abdomen Sans Préparation (ASP), une échographie ou un scanner de l’abdomen peuvent visualiser un anévrisme abdominal.

Au niveau du cerveau, l’échographie-Doppler, le scanner et l’IRM sont très utiles pour repérer l’anévrisme, évaluer sa taille, sa localisation précise etc.

L’anévrisme d’une artère coronaire nécessite un examen plus agressif comme la coronarographie pour être mis en évidence.

Anévrysmes : Traitements

Les traitements dépendent du contexte de révélation de l’anévrisme et de sa localisation.

En cas de suspicion de rupture d’anévrysme, téléphonez au 15. Un transfert en SAMU dans l’hôpital le plus proche disposant d’un service de réanimation et d’un bloc opératoire est indispensable.

Un anévrisme du cerveau rompu nécessite une prise en charge en neurochirurgie.

Un anévrisme de l’abdomen impose une intervention de chirurgie vasculaire.

Quand un anévrisme est découvert avant d’être rompu, le traitement diffère selon sa localisation. Si l’anévrisme est cérébral, la conduite à tenir (opérer ou ne pas opérer) n’est pas consensuelle. Cette intervention en neurochirurgie n’est pas sans risque.

En revanche, la majorité des anévrysmes de l’aorte abdominale doit être surveillée et opérée préventivement quand leur taille dépasse 5 cm et que l’état de la personne permet une intervention.

Dans tous les cas, il faut bien faire surveiller et traiter si besoin sa tension artérielle et essayer de réduire tous les facteurs de risque qui favorisent la maladie athéromateuse : arrêter le tabac, lutter contre la sédentarité et le surpoids, réduire son taux de matières grasses dans le sang (cholestérol, triglycérides...).

Anévrysmes : Evolution

L’évolution est parfois fatale, parfois il ne se passe rien.

Ailleurs, si l’anévrisme est découvert à temps, surtout au niveau de l’aorte, l’évolution peut être tout à fait positive avec une prévention de tout risque de rupture grâce à un traitement chirurgical.

Si vous avez connaissance que vous êtes porteur d’un anévrysme, faites vous surveiller régulièrement par votre médecin traitant.

Il pourra vous proposer les traitements qui vous conviennent le mieux, surveiller la croissance de l’anévrisme et éventuellement vous adresser à un spécialiste en vue d’une intervention chirurgicale.

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