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La levrette sous-entend un rapport dominant/dominé

La levrette sous-entend un rapport dominant/dominé© IstockLa levrette, appréciée des hommes, moins des femmes ? Il y aurait une explication à cela, à en croire Rosa Carballeda, médecin sexologue et thérapeute de couple : "Il s’agit d’une position sexuelle où il y a un sous-entendu de rapport soumission/domination. Certaines femmes peuvent se sentir vulnérables, comme un objet sexuel car cette posture se rapproche de celles que l’on retrouve dans les films pornographiques qui, malheureusement, restent la référence en matière de sexe."

Il y aurait donc des postures dévalorisantes, qui peuvent également s’accompagner de comportements désobligeants : "Quand tout d’un coup on met une fessée à sa partenaire, on lui tire les cheveux, on lui lance des insultes, ça peut mettre à l’aise." Comment éviter cela ? En communiquant, pour être conscient de ce que l’autre accepte ou pas. "Si la relation est bonne, c’est évident qu’il n’y a pas ce rapport dominant/dominé", assure la sexologue.

Le missionnaire, qui souligne les complexes

Le missionnaire, qui souligne les complexes© IstockCela peut paraître surprenant, mais la position du missionnaire, aussi basique soit-elle, peut être particulièrement redoutée par certains hommes et certaines femmes. Pourquoi ? Car c’est une posture où l’on fait face à son ou sa partenaire, ce qui peut souligner les complexes physiques. Une enquête Zava parue en 2018 et menée auprès de 1000 européens et américains révèle d’ailleurs que "les positions dans lesquelles les partenaires sont face à face sont évitées deux fois plus souvent que les autres" !

"Certaines postures peuvent en effet mettre en évidence notre physique, que l’on peut trouver disgracieux", constate Rosa Carballeda. Poids (pour 74% des femmes et 67% des hommes !), bourrelets, petits seins, petit pénis… "Autant de complexes qui peuvent nous pousser à éteindre la lumière ou à garder nos habits. Il s’agit là d’une question de personnalité et d’estime de soi."

Les positions debout, qui nécessitent d'être endurant !

Les positions debout, qui nécessitent d'être endurant !© IstockEt en première position du classement des postures sexuelles évitées, on retrouve celle debout ! "Parmi les 1000 personnes interrogées, plus d'un homme sur 4 éviterait de pratiquer le sexe debout", note l’étude. Quoi de plus fatigant en effet que de tenter de prendre son pied en essayent de tenir... sur ses deux pieds ? "En général, les hommes sont préoccupés par deux choses : la taille de leur pénis, mais aussi sa dureté, le fait de pouvoir tenir, d’être endurant, remarque la sexologue. Ce qui est d'autant plus compliqué quand on essaye de réaliser les postures fabuleuses que l’on voit sur le livre du Kamasutra", qui relèvent de l'acrobatie et requière donc une certaine condition physique !

Le 69, à cause des odeurs !

Le 69, à cause des odeurs !© IstockSi l’hygiène corporelle est primordiale quand on s’adonne à l’activité sexuelle, elle l’est d’autant plus lorsque l’on choisit de faire la position du 69. Car quand on se retrouve nez à nez avec le sexe de son ou sa partenaire, la partie de jambes en l’air peut rapidement tourner à l’enfer… En effet, les odeurs, bien que naturelles, peuvent être particulièrement rebutantes quand elles sont trop fortes. Ce qui expliquerait que 40% des femmes et 25% des hommes se disent gênés par le 69 et cherchent à l’éviter ! "Et en plus des odeurs, on se retrouve devant toutes les autres sources éventuelles de complexes, ajoute Rosa Carballeda : face à l’organe sexuel et donc au complexe de taille, mais aussi au complexe de poids, de pilosité…"

Ne pas voir le sexe comme une performance, la clé pour se lâcher au lit

Ne pas voir le sexe comme une performance, la clé pour se lâcher au lit© IstockPeut-être que ces positions ne vous mettent pas mal à l’aise, comparées à d’autres non mentionnées. En fait, selon Rosa Carballeda, "il est difficile de généraliser. Si les facteurs anxieux les plus communs sont le poids et la taille du pénis, le sexe est quelque chose de très personnel, donc ce qui nous gêne dépend de nos goûts, de notre culture, de notre éducation, de la relation amoureuse elle-même…"

Et ces facteurs anxieux découlent d’une notion que la sexologue souhaiterait que l’on oublie lorsque l’on pense à l’acte sexuel : celle de performance. "La performance ne doit pas être un objectif, martèle-t-elle. Le sexe, c’est une question d’émotion et non de réflexion. C’est la réflexion qui incite à la performance, or elle n’a rien à faire là, puisque normalement pour faire l’amour, vous devez débrancher, lâcher prise."

D’où l’importance de la notion du jeu dans le sexe : "Si l’on rentre dans le cadre d’un jeu, il n’y aura aucune position qui vous mettra mal à l’aise. Ce n’est pas un moment pendant lequel on doit avoir du jugement ou interpréter un rapport de forces. C’est un partage." Vous l’aurez donc compris : le sexe, c’est un équilibre entre le respect de son ou sa partenaire et le fait de ne pas se prendre la tête !

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Sources

Remerciements à Rosa Carballeda, médecin sexologue, thérapeute de couple et présidente de la Fédération Française de Sexologie et de Santé Sexuelle.

"Enquête Zava : Qu'est-ce qui nous empêche de nous lâcher au lit ?". Etude Zava, 2018.

Vidéo : Kamasutra : les positions qui stimulent le clitoris

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