Sommaire

La levrette : un nom dégradant pour la femme

La levrette : un nom dégradant pour la femme© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position de la levrette, la femme se met à quatre pattes ou sur les coudes pour des sensations plus prononcée, et l’homme est à genoux entre ses cuisses.

Une part animale : "La levrette est une position très excitante, qui a tendance à accroître le désir. Notre désir contient, d'ailleurs, une partie animale. Justement, c'est la position qu'adoptent la plupart des primates et des mammifères" explique le Dr Leleu, sexologue. Le spécialiste poursuit : "C'est une position complètement impersonnelle puisque l'homme ne voit pas le visage de sa partenaire. Les échanges de regards humanisent, en partie, le rapport sexuel. Dans cette position, l'homme voit seulement les fesses, les reins et la nuque de sa partenaire".

Un nom dégradant pour la femme : la levrette est la femelle du lévrier. Le Dr Leleu développe : "Un lévrier n'est pas le roi des animaux, c'est un animal tout maigre qui n'a rien d'excitant. Il n'a pas de forme, il est sec et squelettique, cela ne représente pas bien l'image de la femme dans toute sa splendeur" avant de poursuivre "l'image de la levrette est dégradante pour la femme puisqu'on la compare à un animal ordinaire qui n'a rien de majestueux.

Un nom alternatif ? le sexologue explique : "A l'origine, cette position s'appelle "a tergo" ce qui signifie "le dos" en latin. Plutôt que d'utiliser le terme "levrette", je préfère l'appeler la position de la lionne parce que c'est un animal très digne. C'est plus honorant et plus flatteur pour la femme puisque la lionne est la reine des animaux, elle est puissante."

Le gaufrier : un terme trop réducteur

Le gaufrier : un terme trop réducteur© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position du gaufrier, la femme est allongée sur son partenaire, les jambes serrées, ce qui lui permet de stimuler son clitoris. En outre, les parois vaginales enserrent étroitement la verge, ce qui accentue le plaisir de la pénétration pour l'homme. Les partenaires sont ainsi collés l'un contre l'autre.

Un nom peu stimulant : non vous ne rêvez pas ! Le gaufrier désigne initialement un moule à gaufres… pas vraiment sexy. "Ce nom manque cruellement d'érotisme. Il n'évoque aucune considération pour l'être humain et pour la femme" précise le sexologue.

Un nom alternatif ? "Le terme 'gaufrier' est matérialiste, réducteur, insultant et déshonorant" estime le Dr Leleu. Pour lui, "il serait plus judicieux et poétique de renommer cette position "le corps-à-corps" par exemple".

Le singe : "Quelle piètre opinion des gens"

Le singe : "Quelle piètre opinion des gens"© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position du singe, l'homme, allongé sur le dos, remonte ses genoux vers son torse. Sa partenaire s'assoit sur lui, dos tourné en s'agrippant aux mains de son compagnon.

Un nom peu stimulant : le nom de cette position n'invite clairement pas les partenaires à cultiver un quelconque érotisme. Le sexologue Gerard Leleu, outré, déclare : "Quelle piètre opinion des gens faut-il avoir pour appeler ainsi une position ?" avant de poursuivre : "L'érotisme peut se développer avec toutes sortes de fantaisies et d'inventions, mais avec des beaux noms !"

La brouette : un manque de respect pour la femme

La brouette : un manque de respect pour la femme© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position de la brouette, l'homme est debout et ses mains tiennent les jambes de sa partenaire (qui joue le rôle de la brouette). Il pénètre sa partenaire en douceur, en essayant de ne pas donner d'à-coups.

Chosifie la femme : "Le nom de cette position est adapté dans l'image puisque la femme est portée par l'homme comme il porterait une brouette. Le problème se trouve dans la comparaison de la femme avec une brouette.

Cette assimilation est dégradante et déshonorante pour elle" déclare le Dr Leleu avant d'ajouter : "Comparer une femme à un objet, c'est la chosifier" et chosifier un partenaire sexuel n'est pas signe de respect.

Le cerf en rut : un peu déshumanisante

Le cerf en rut : un peu déshumanisante© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position du cerf en rut, l'homme est debout derrière la femme. Il la soulève et la pénètre. La femme maintient ses jambes en l'air, elle peut aussi les poser sur un support élevé pour avoir un appui (par exemple la table à manger du salon ou de la cuisine, ou un meuble haut).

Une part animale : Le Dr Leleu explique : "L'image du cerf en rut évoque un animal magnifique et super excité. Je ne suis pas du tout contre l'animalité dans les positions puisque l'axe du désir et de la force cultive l'érotisme."

Une expression déshumanisante : "L'utilisation du mot cerf n'est pas dégradant puisque c'est un animal noble. Le problème se trouve dans l'expression "en rut" qui renvoie à la nature de l'animal et qui peut être déshumanisante" développe le sexologue.

Un nom alternatif ? "Les cerfs en amour ou le cerf amoureux sont des noms plus romantiques et plus érotique que le cerf en rut" suggère le sexologue.

Tape-cul : à la limite de la vulgarité

Tape-cul : à la limite de la vulgarité© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position du tape-cul, les deux partenaires s’assoient et se font face. Ils replient un peu les jambes. La femme passe les siennes au-dessus de celles de l’homme. Les amants abaissent ou relèvent le buste en rythme, en se tenant les mains ou s’agrippant les chevilles.

Un nom inadapté : "Cette position, dans la pratique, est plutôt poétique et érotique mais le nom qu'on lui donne est à la limite de la vulgarité" explique le sexologue.

Conseils : "Il faut toujours faire monter le désir avec beaucoup de respect pour l'amour et pour la femme. Si on a beaucoup de respect et beaucoup d'amour, on fera mieux l'amour avec douceur, doigté et force" précise le Dr Leleu.

Un nom alternatif ? "On pourrait l'appeler la position "fesses à fesses" pour le jeu de mots avec face à face ou encore "battements de fesses" mais pas tape-cul" suggère le Dr Leleu.

La culbute : une expression à embellir

La culbute : une expression à embellir© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position de la culbute, la femme positionne ses deux jambes en appui sur les épaules de son partenaire, ce qui permet à l'homme de gérer le rythme d'une pénétration extrêmement profonde. La femme en revanche, ne dispose pas d'une large marge de manœuvre, elle se laisse faire tout en caressant et en regardant intimement son partenaire.

Une expression cocasse : Pour le Dr Leleu : "L'expression se faire culbuter est à la limite de l’argot, mais ce n’est pas dégradant, c’est plutôt ludique."

Un nom alternatif ? "On pourrait embellir le nom de cette position en l’appelant la belle culbute ou la sacré culbute" suggère le sexologue.

Le marteau-piqueur : un peu trop industriel

Le marteau-piqueur : un peu trop industriel© Service de presse

Comment faire ? Pour réaliser la position du marteau-piqueur, la femme fait une sorte de poirier, en appui sur le haut du dos et les bras, les mains sous les reins. L’homme se tient debout, installé entre ses cuisses, une main de maintien sur la jambe, l’autre sur les fesses de sa partenaire. Il doit s’abaisser pour la pénétrer, puis continue dans un va-et-vient régulier.

Une technique spécifique : Le sexologue déclare : "Le marteau piqueur décrit une position mais aussi plus généralement une façon de faire, c’est-à-dire une pénétration rapide et profonde du pénis."

Un nom alternatif ? "L’emploi du mot marteau-piqueur n’est pas dégradant mais c’est un peu industriel et ça n’évoque pas l’érotisme" précise le Dr Leleu. Dans le kamasutra, cette position porte également le nom de "position du clou"… Décidément, le bricolage semble s’inviter dans la vie intime.

La bête à deux têtes : une image trop éloignée de l'union amoureuse

La bête à deux têtes : une image trop éloignée de l'union amoureuse© Adobe Stock

Comment faire ? Pour réaliser la position de la bête à deux têtes, l’homme est sur les genoux, penché vers l’avant comme s’il se prosternait. La femme se trouve derrière l’homme, allongé sur le dos, jambes en l’air, fesses contre fesses avec son partenaire.

Un mot hors sujet : "L’emploi du mot "bête" est très gênant. Depuis plus de 2000 ans, les religions véhiculent que l’amour est péché et laid. En utilisant le mot bête, cela renforce cette idée" développe le Dr Leleu. Le mot "bête" renvoie une image négative et trop éloignée de l’union amoureuse.

Un nom alternatif ? "Pour éviter d’employer le mot bête qui n’a rien d’érotique, il serait plus judicieux de renommer cette position avec le nom d’un personnage à deux têtes issu des légendes ou de la mythologie par exemple" explique le sexologue. Dans la mythologie romaine, Janus est un dieu bifrons, ce qui signifie "à deux têtes". On pourrait donc renommer cette position "la posture de Janus" qui serait une appellation plus poétique."

La cuisine portugaise : un nom qui n'a pas de sens

La cuisine portugaise : un nom qui n'a pas de sens© Adobe Stock

Comment faire ? A la croisée entre la levrette et l’andromaque renversée, la cuisine portugaise oblige l’homme à s'asseoir et la femme à se tenir dos à lui. L’homme doit commencer par étendre ses jambes, mais sans s’allonger entièrement. La femme doit se mettre à quatre pattes sur son sexe en lui tournant le dos. L’homme contrôle donc le coït en s’aidant de ses bras, il maitrise, en effet, la pénétration et gère le rythme des va-et-vient.

Un nom hors sujet : Difficile de comprendre le lien entre ce nom et cette position. Étonné, le Dr Leleu déclare : "Le nom de cette position n’a pas de sens. Je ne comprends pas ce que viennent faire la cuisine et le Portugal dans l’amour".

Un nom alternatif ? "Le bel emboitement serait plus adapté que la cuisine portugaise pour qualifier cette position" suggère le sexologue.

> Comparez votre mutuelle et augmentez le nombre de séances en médecine douce !

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.