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L'aquamation : la crémation par l'eau

L'aquamation : la crémation par l'eau© Adobe StockCette technique est une alternative écologique à la crémation. Elle n'est pas autorisée en France, mais est légale en Australie, au Québec et dans 15 Etats américains.

Définition : l'aquamation propose un procédé reposant sur l’eau. Scientifiquement appelée "hydrolise alcaline", cette opération aboutit à un résultat similaire à celui de la crémation, à savoir la réduction de la dépouille en poussière.

Déroulement : lors d'une hydrolyse alcaline, le corps est déposé dans l'appareil d'aquamation. En combinant chaleur et alcanalité à une eau en circulation, on accélère ainsi le processus d'hydrolyse des tissus. À la fin du processus, le corps est retourné à la nature par dissolution aqueuse. N'oubliez pas que notre corps est composé à 65% d'eau ! Les seuls restes solides sont les ossements qui sont ensuite remis aux familles sous forme de cendres (poussières d’os), tout comme lors d’une crémation. Plus précisément, l’aquamation utilise une cuve remplie d’eau chauffée à 93°C. Celle-ci contient un excès d’éléments chimiques (des carbonates et des hydroxydes) qui va permettre l’accélération du phénomène de décomposition du corps. L’aquamation dure en moyenne 4 à 10 heures selon le poids du corps. A la fin du procédé, seuls les os subsistent. Ces résidus osseux sont alors broyés, de la même manière que dans le cadre d’une incinération, et placés dans une urne remise aux proches du défunt.

Une technique écologique : l’eau de la cuve peut également être récupérée et utilisée comme un fertilisant. En effet, elle est riche en matière organique, dépourvue de produits polluants et exempte de toute trace d’ADN, qui a été détruit par le procédé. Cette technique consommerait 10 fois moins d’énergie que la crémation. De même, "puisque la crémation par l’eau n’utilise pas le procédé de combustion, elle est respectueuse de l’environnement et ne produit ni gaz toxiques ni polluants de l’air", selon la Mayo Clinic dont le centre du Minnesota (Etats-Unis) utilise cette technique à des fins de recherche.

La larésomation : il existe une variante légèrement plus énergivore mais deux fois plus rapide que l'aquamation. Il s’agit de la "larésomation", qui nécessite une eau entre 150 à 180°C avec une mise sous pression. Elle reste cependant plus écologique que l’incinération qui requiert une température de 850°C.

A savoir : en Europe, cette technique n’est utilisée que dans les milieux vétérinaires en cas d’épidémie pour éliminer tous les virus ou bactéries qui auraient contaminé les animaux abattus.

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