Sida : Véronique Genest revient sur la maladie qui a emporté son frère

Invitée de l’émission “On n’est pas couché”, Véronique Genest s’est confiée avec émotion sur son frère, mort du Sida en 1993.

Il y a 26 ans, le Sida emportait le frère aîné de Véronique Genest. Invitée ce samedi 12 octobre sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, l’actrice revient sur la maladie d’Olivier et son homosexualité. Des sujets qu’elle aborde également dans son livre, Mes arrêts sur images, parut au début du mois aux éditions Flammarion.

L’homosexualité de son frère n’a pas été une surprise pour Véronique Genest

C’est une relation complice et pleine de confiance que Véronique Genest entretenait avec son frère Olivier. C’est pourquoi l’annonce de l’homosexualité de ce dernier n’a pas été une surprise pour la star. “Je crois que je le pressentais, que mon frère était homosexuel. On n’en parlait pas dans ma famille, mais bon, lui c’était le yin et moi le yang [...] on était un peu l’inverse. J’étais plus garçon que lui, je le protégeais alors qu’il était mon aîné d’un an”, se souvient-elle.

Aussi, lorsque son grand frère lui annonce qu’il aime les garçons, la première réaction de la comédienne est de lui répondre “ouais, je te comprends, moi aussi”. À cette époque, tous les deux sont encore très jeunes. “On avait 13 ou 14 ans”, précise l’interprète de Julie Lescaut. “On a discuté d’une façon très saine de ça. Je n’avais pas d’idée préconçue là-dessus. J’aimais mon frère, c’était mon frère, forcément je l’acceptais comme il était”.

“Du jour où cette maladie est arrivée, je savais que ce serait pour lui”

Mais à une époque où l’homosexualité est encore très taboue, l’actrice ne peut s’empêcher de se poser des questions. “Comment on va le dire à ma mère ? Comment il va le vivre ? On avait des exemples, quand même, de gens qui le vivaient et c’était très compliqué, donc j’avais des peurs pour lui”, raconte l’actrice.

Une inquiétude qui s’est amplifiée lorsque le Sida a commencé à faire parler de lui en France. “Tout à coup est arrivée cette maladie. Et du jour où cette maladie est arrivée, je savais que ce serait pour lui”. Véronique Genest précise : “Il chopait tout ce qui traînait. Il y avait un champignon, c’était pour lui… Il chopait tout. La nature est faite comme ça ; j’ai tout de suite su que mon frère allait partir. Et j’ai tremblé jusqu’au bout”.

Le VIH en France : des chiffres stables depuis 2010

Au cours de la dernière décennie, les chiffres du Sida en France sont restés assez stables. En 2017, environ 6 400 personnes ont découvert leur séropositivité dans l’hexagone. 56 % d’entre eux ont été contaminés lors de rapports hétérosexuels, 41 % lors de relations homosexuelles entre hommes, et 2 % par l’usage de drogues.

Si le nombre de dépistages a augmenté de 12 % entre 2010 et 2017, près d’un tiers des diagnostics sont encore trop tardifs, puisqu’ils arrivent à un stade avancé de l’infection à VIH - autrement dit, lorsque le Sida est déjà déclaré. Les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes et les hétérosexuels nés à l’étranger restent encore les deux groupes les plus touchés.

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Source(s):

On n'est pas couché, 12 octobre 2019. 

Stabilité des chiffres 2017 du VIH en France, VIH.org, 28 mars 2019.